Commençons par un petit résumé des épisodes précédents. Golo et Ritchie sont deux amis inséparables ayant grandi dans le quartier de la Grande Porte à Grigny (Essonne), le premier ayant pris spontanément sous son aile le second atteint d’un trouble du spectre de l’autisme. En 2019, ils ont commencé à réaliser des vidéos devenues vite virales sur les réseaux sociaux : 1,5 million de vues sur Snapchat, 646 000 sur Instagram ou encore un demi-million sur TikTok, Un phénomène dont le cinéma s’est emparé en 2024 avec un long métrage produit par Hugo Sélignac (BAC Nord, L’Amour ouf, Yannick…) et réalisé par un autre tandem Martin Fougerol-Ahmed Hamidi.

Une comédie dans laquelle Ritchie – qui n’avait jusque-là jamais quitté sa cité – relevait le défi proposé par Golo : traverser avec lui la France à vélo. Un film entre fiction et documentaire pour épouser au plus près la spontanéité de ses interprètes et ne les enfermer dans aucun cadre préétabli. Et à l’arrivée : un carton-surprise en salles : plus de 400 000 entrées pour un budget riquiqui de 350 000 €. Sa rentabilité peu commune rendait donc une suite quasi obligatoire.

Cap sur la Camargue

Et revoici donc Golo et Ritchie embarqués dans un nouveau voyage en Camargue, avec comme but la rénovation d’un bateau qui permettrait d’offrir des vacances à des gosses de leur quartier. Le duo va s’y engueuler et s’éloigner pour se retrouver.

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La forme laisse toujours à désirer mais l’intérêt reste une fois encore ailleurs. Dans la capacité par un humour mâtiné de tendresse de célébrer les vertus de l’inclusion sans verser dans le double piège de la mièvrerie et du larmoyant. Le type même de film qu’on aime aussi pour ses défauts, son côté décousu assumé en tête. On n’a pas fini d’entendre parler de Golo et Ritchie.