Face à face entre Stéphane Bern et le maire LFI Bally Bagayoko qui veulent tous les deux présider l’association chargée de piloter la reconstruction de la flèche de la basilique de Saint-Denis. Les deux hommes briguent la succession de Mathieu Hanotin, alors que le conseil d’administration doit trancher ce vendredi. Pour Bally Bagayoko, cette candidature est une surprise.

Le nouvel édile pensait que la présidence lui reviendrait naturellement, comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs. Il affirme que Stéphane Bern a été encouragé à se présenter par des représentants de l’État et y voit une démarche politique destinée à l’écarter de la gouvernance du projet.

Stéphane Bern rejette cette lecture. Engagé depuis plus de dix ans en faveur de la reconstruction de la flèche, il assure répondre à l’appel de partenaires du projet qui souhaitent le voir mobiliser de nouveaux mécènes et donner davantage de visibilité au chantier. Il insiste sur le caractère « indépendant des clivages partisans » de sa candidature.

L’enjeu dépasse toutefois la seule gouvernance. Il reste encore plusieurs millions d’euros à réunir pour achever le chantier, et les soutiens de Stéphane Bern estiment que sa notoriété constitue un atout pour convaincre les financeurs et attirer davantage de visiteurs. À l’inverse, Bally Bagayoko dénonce un choix qui affaiblirait la légitimité des élus locaux.

L’ancien maire Patrick Braouezec partage cette analyse et évoque une décision « évidemment politique ». De son côté, Mathieu Hanotin défend la candidature de Stéphane Bern, jugeant qu’une personnalité consensuelle est mieux placée pour fédérer les soutiens autour de ce projet emblématique.

.