On peut voir l’animatrice, comédienne et humoriste aubagnaise Nicole Ferroni dans une émission des nostalgiques du Club Dorothée sur une chaîne pour enfant, à Fort Boyard ou encore dans les excellents sketchs Thérapiquante diffusés sur Téva. Mais on la croisera, ce week-end du 25 et 26 juillet, en chair et en os, puisqu’elle est la marraine du festival Festimôme. Petite interview.
Pourquoi être marraine d’un festival de cirque alors que vous n’êtes point circassienne ?
Tout a démarré par la communauté de feu la Maison des jeunes et de la culture (MJC, fermée et transformée en Espace Art et jeunesse après l’élection de Gérard Gazay en 2014, NDLR). J’y suivais un atelier de théâtre, puis ai été membre de la troupe rattachée au lieu. Quand le festival a été créé il y a 25 ans, des liens se sont tissés avec la MJC, les adhérents étaient bénévoles à Festimôme. J’ai donc prêté main-forte, j’ai même couvert certaines éditions pour La Provence lorsque j’étais correspondante ! Puis j’ai acquis une petite notoriété, et Teresa Tigrato m’a proposé d’être marraine. J’en suis ravie, c’est un festival que j’aime beaucoup car il est dédié aux enfants, et est accessible tant sur le plan financier que culturel. On y trouve de nombreuses compagnies étrangères, les spectacles ne passent donc pas tous par la langue, ce qui donne une dimension universelle. Et enfin, bien sûr, je suis aussi ravie d’être la marraine d’un festival qui a lieu à Aubagne !
Pourquoi le spectacle vivant est-il important, alors qu’on n’a même pas le temps de finir internet ?
Car il permet la concrétisation de ce qui pourrait nous sauver de tous les maux : la création de liens. Un spectacle crée du lien entre les comédiens et le public, mais aussi entre les spectateurs. Rire et avoir des émotions ensemble, ça fédère, ce que ne permettent pas nos écrans.
Le spectacle vivant peut-il être un outil d’approche de problèmes sociétaux ?
Oui, bien sûr, car il peut rendre visible ce qui ne l’est pas assez, et participer à une prise de conscience. Si on veut prendre soin de nos enfants – et on comprend en ce moment que ce n’est pas assez le cas -, on a besoin de la culture, qui peut faire passer des messages, tout au moins des interrogations. Prendre soin de nos enfants, c’est prendre soin de notre avenir.
On vous verra ce week-end à Festimôme ?
Oui, je serai présente avec joie et bonheur le jour de l’inauguration (hier, NDLR). Puis je repasserai pendant le week-end, je veux découvrir les spectacles programmés. Souvent, je viens voir plusieurs fois ceux que j’aime bien. Donc le public n’est pas à l’abri de me croiser !