On attend beaucoup du télescope spatial James-Webb (JWST) lorsqu’il s’agit de sonder des strates de lumière déposées pour nous quelques centaines de millions d’années seulement après le Big Bang dans l’Univers observable. On pourrait alors mieux comprendre comment se sont formées les premières étoiles et galaxies.
On attend beaucoup aussi du JWST dans le domaine des exoplanètes et de la chimie des atmosphères qu’elles pourraient posséder en rapport avec l’exobiologie.

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En prélude à son anniversaire, Hubble nous livre une image somptueuse de l’amas d’étoiles NGC 346
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Mais, sans aucun doute, en gardant en mémoire ce que les images du télescope Hubble avaient révélé dans la Voie lactée, on attendait beaucoup aussi de la beauté des images des nébuleuses que notre Galaxie contient et qui témoignent de la mort des étoiles.
L’ESA et la Nasa nous font découvrir aujourd’hui des images somptueuses prises dans l’infrarouge par les deux principaux instruments du JWST, les caméras NIRCam (Near-Infrared Camera) et Miri (Mid-Infrared Instrument) de Webb.
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Cette nouvelle image du télescope James-Webb pour ses 3 ans est déjà iconique
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Comme l’explique un communiqué de la Nasa, il s’agit de celles de la nébuleuse PMR 1, qui est un nuage de gaz et de poussière ressemblant étrangement à un cerveau dans un crâne transparent, ce qui lui a valu son surnom de nébuleuse « crâne exposé ». La nébuleuse a été révélée pour la première fois en lumière infrarouge par le télescope spatial Spitzer de la Nasa il y a plus de dix ans.
Une bande sombre distincte entre deux nuages cosmiques renforce l’aspect cérébral de la nébuleuse PMR 1. L’instrument NIRCam (caméra proche infrarouge) du télescope spatial James-Webb révèle sur une seule image plusieurs phases des éruptions d’une étoile en fin de vie : la bulle externe blanchâtre, en forme de crâne, provient d’une éjection initiale, principalement d’hydrogène, suivie d’autres matières plus lourdes, visibles en orange à l’intérieur de la nébuleuse. Comme pour plein d’images NIRCam, on peut apercevoir de nombreuses étoiles, voire des galaxies lointaines, derrière la nébuleuse. Au-delà de son apparence inhabituelle, PMR 1 recèle encore bien des mystères. On ignore si l’étoile à l’origine de la nébuleuse est suffisamment massive pour exploser en supernova, ou si elle évoluera en une naine blanche dense une fois ses couches externes éjectées. © Nasa, ESA, CSA, STScI, N. Bartmann (ESA/Webb), Image Processing: Joseph DePasquale (STScI) Music: Stellardrone – Twilight
Une plus grande partie de la matière poussiéreuse de la nébuleuse PMR 1 apparaît dans la lumière infrarouge moyen capturée par le Miri (instrument infrarouge moyen) du télescope spatial James-Webb. Moins d’étoiles et de galaxies d’arrière-plan apparaissent sur cette image que dans la lumière proche infrarouge capturée par l’instrument NIRCam (Near-Infrared Camera) de Webb. Observer la nébuleuse dans différentes longueurs d’onde de lumière infrarouge donnera aux astronomes une meilleure idée de la quantité de matière que l’étoile mourante au cœur de la nébuleuse perd et de la phase de son déclin que Webb a capturée. Comme NIRCam, Miri montre également deux phases distinctes de la formation de la nébuleuse : une enveloppe externe principalement composée d’hydrogène qui a d’abord été soufflée, puis un mélange de matériaux plus complexe et structuré plus proche du centre de la nébuleuse. Ensemble, ces épisodes donnent à la nébuleuse l’apparence inhabituelle d’un cerveau à l’intérieur d’un crâne semi-transparent. L’instrument Miri montre l’éjection de matière au sommet de la nébuleuse de manière plus visible que NIRCam, interrompant la forme globale ovale, semblable à celle d’un cerveau. Moins importante est une éjection potentielle de jumeaux sur la face inférieure opposée, faisant allusion à un écoulement bipolaire potentiel qui, avec une analyse plus approfondie, peut faire la lumière sur la dynamique en jeu à l’intérieur de ce « crâne exposé ». © Nasa, ESA, CSA, STScI, N. Bartmann (ESA/Webb), Image Processing: Joseph DePasquale (STScI) Music: Stellardrone – Twilight