DJ et producteur, Mosimann a entamé en mars une tournée des clubs et festivals qui le mène à Paléo ce vendredi, puis au Venoge Festival le 15 août. Mais qui est ce Franco-Suisse passé par la Star Academy il y a vingt ans et qui s’illustre aujourd’hui avec ses ‘Dream Tracks’ et ses chroniques sur France Inter?
Il en a parcouru du chemin, depuis sa victoire à la Star Academy en 2008. En dix-huit ans, Quentin Mosimann est passé de jeune chanteur de télé-réalité à celui de DJ et producteur international reconnu. Après la Star Academy, il entame une carrière de chanteur interprète de jazz-pop, ce qui ne l’empêche pas de mener en parallèle une carrière de DJ électro-house. Ses deux premiers albums ‘Duel’ (2008) et ‘Exhibition’ (2010) rencontrent un franc succès en France et en Belgique.
Au fil des ans, la musique électronique prend de plus en plus de place. Quentin Mosimann raccourcit son nom pour devenir Mosimann, tout simplement. Il intègre à plusieurs reprises le prestigieux classement mondial Top 100 DJ Mag et devient un visage familier de la télévision en devenant coach dans ‘The Voice Belgique’. Depuis 2020, Mosimann s’est aussi illustré en collaborant, dans la composition ou la production, avec de nombreux artistes français.
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Grand Corps Malade comme cobaye
Mosimann et Grand Corps Malade, c’est une belle histoire d’amitié et de collaboration puisque le binôme a écrit, composé et collaboré sur ‘Mesdames’, l’album à succès du slameur.
C’est également grâce à Grand Corps Malade que Mosimann a lancé ses ‘Dream Tracks’ il y a trois ans, avec un principe simple en apparence: demander à une célébrité en quoi consiste son morceau de rêve. Trois jours plus tard, Mosimann revient avec le morceau et une vidéo relatant les coulisses de sa fabrication.
Depuis Grand Corps Malade, il y a eu, entre autre, la maman de Mosimann, Katseye, Pierre Niney, Alain Chabat, Alexandre Kominek, Ariana Grande et surtout plus de 260 millions de vues sur les réseaux sociaux. Le DJ reconnaît trouver beaucoup de plaisir à fabriquer des morceaux avec des contraintes imposées par d’autres.
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Pas besoin de se ressourcer
Depuis 2025, Mosimann réalise également des chroniques dans la Matinale de France Inter. On pourrait les résumer comme des billets d’humeur poétiques qui se terminent par un mix de plusieurs titres. Pour Mosimann, cet exercice de chroniqueur radio reste très intimidant: « Ces chroniques, c’est vraiment un des seuls moments où je suis seul. Je suis seul avec mon stylo, ma page blanche. Pour écrire une chronique de deux-trois minutes, j’en écris toujours le double, voire le triple ».
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Interrogé sur le besoin, ou non, de se ressourcer, Mosimann confie dans un sourire: « Ce n’est pas trop mon truc. Le seul moment où je me ressource vraiment, c’est quand je rentre chez moi en Suisse allemande. A ce moment-là, je retombe vite les pieds sur terre parce que c’est souvent le moment où je vais aider mon père dans sa crêperie. Donc, je me retrouve à faire la plonge ou à m’occuper de la caisse ».
>> A voir, la crêperie du père de Mosimann dans laquelle l’artiste se ressource, un sujet du 19h30 de 2023 :
Portrait de Mosimann, chanteur, DJ, compositeur et producteur franco-suisse qui a élu domicile sur le Rigi (LU) / 19h30 / 3 min. / le 18 mars 2023
« Je dois aussi avouer que j’ai peur qu’on ne m’oublie si je ne joue pas un samedi soir. Donc quand je pars en vacances, je les écourte souvent parce que j’ai envie de travailler. Quand on fait quelque chose qu’on aime et qu’on a attendu depuis toujours, je pense qu’il faut y aller. Simplement ».
Quête du climax
Depuis début mars, le DJ et producteur franco-suisse a entamé sa tournée ‘Dream Tour’, soit le show de ses rêves, dans des salles de concerts ou en festivals. Après Paléo et le Venoge Festival, il jouera au Zénith de Paris en octobre. Interrogé sur sa préparation, Mosimann confie créer un set-up qui lui permet d’être extrêmement libre sur scène: « Pour une heure de show, on a tendance à préparer une vingtaine de titres. Moi, j’en ai encodé deux cents en me disant: ‘Ok, dans quel pays je joue?, à quelle heure? et quels sont les artistes qui sont passés avant moi?' », déclare l’artiste dans l’émission Vertigo du 24 juillet.
Une des raisons pour laquelle Mosimann aime tant le deejaying, c’est le moment ultime du climax. C’est-à-dire quand le public se lâche et ne pense à plus rien d’autre: « Le fait même de bouger permet de sortir de son quotidien et surtout d’appréhender les choses d’une manière beaucoup plus positive. Danser, c’est se permettre de s’émanciper du regard des autres. »
Sarah Clément
Mosimann en concert au Paléo Festival de Nyon, le 24 juillet; Venoge Festival, le 15 août 2026.
A consulter, notre dossier consacré au Paléo Festival de Nyon.