«Je ne regrette rien de mon aventure. Le plus important est que je sois resté moi-même. Au vu de ce que je reçois comme messages d’amour, je constate que ça a plu à certains. » Ce vendredi, au lendemain de son départ de « Secret Story » sur TMC, Simon prend son élimination avec philosophie.

Et s’il a fait une nuit blanche, cela ne l’empêche pas de répondre franchement à 20 Minutes au sujet de son aventure et, notamment, de sa relation avec Paola.

Comment allez-vous, quelques heures après être sorti de la Maison ?

Plutôt bien. La nuit a été mouvementée parce que j’ai eu tous mes proches au téléphone, autant ma famille que mes meilleurs copains. Ça m’a fait du bien. Je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Je me sens donc un peu fatigué et c’est le rush avec toutes les interviews ! Mais voilà, je suis heureux. C’est une expérience formidable et j’ai hâte de vivre ce qui peut arriver après « Secret Story ».

Vous avez dit sur le plateau que vous vous attendiez à sortir…

J’avais ce pressentiment. Trois nominations en mois, ça fait réfléchir, on se dit que c’est peut-être l’heure de sortir. J’avais quand même beaucoup d’espoir je pensais que, si je sortais, ce n’était pas déconnant, c’est que je le méritais.

Que vous a appris sur vous cette aventure ?

Dans ces conditions, on apprend beaucoup sur soi et sur les autres. Je vais vous dire ce que j’ai raconté aux autres habitants parce que c’est ce qui me vient à l’esprit spontanément. J’ai une bande de meilleurs copains depuis la crèche. Cela a toujours été ma plus grande fierté et ma plus grande motivation. Je me suis rendu compte dans cette aventure qu’en fait, je n’avais jamais jusque-là été habitué aux trahisons. Je n’avais jamais connu de gens qui me mentaient en me regardant droit dans les yeux et en me souriant. C’est ce qui m’a vraiment affecté parce qu’on peut croire que je suis nonchalant et que je ne ressens rien, mais j’ai un petit cœur et je suis très sensible.

Quelle a été pour vous la plus grosse trahison dans le jeu ?

J’ai été beaucoup déçu quand Paola n’a rien fait pour dissuader Léonie de m’envoyer dans le grenier [ce qui lui faisait courir le risque d’être nommé]. Je ne dis pas que c’est de sa faute si je me suis retrouvé dans le grenier, mais elle n’a même pas essayé. Et ça, ça m’a beaucoup déçu. C’est une trahison pour moi parce qu’il y avait une dimension émotionnelle.

Effectivement, avec Paola, vous aviez une relation que vous avez définie comme au-delà de l’amitié. Mais il semble qu’elle attendait davantage que ce que vous pouviez lui donner…

Il y a quand même un grand gap [fossé] entre l’amitié et l’amour. Tous les deux, on était plus près de l’amitié que de l’amour. Une relation charnelle, intime, amoureuse, dans la vie de tous les jours, elle se construit sur plusieurs semaines, voire sur plusieurs mois. Construire quelque chose de sain et équilibré en seulement deux ou trois semaines dans une aventure où il y a du jeu, de la stratégie, de la chasse au secret, c’est plus compliqué. J’ai beaucoup pensé à mes relations passées. Je n’avais tout simplement pas envie de faire espérer une femme et je ne voulais même pas prendre un minuscule risque de faire souffrir Paola. C’est pour ça que j’ai préféré être honnête et lui dire que je n’étais tout simplement pas prêt.

Nos articles sur Secret StoryPensez-vous que ça a pesé dans la perception que le public a de vous et, par conséquent, dans les raisons de votre élimination ?

Je pense que oui. Chaque action peut jouer dans l’appréciation du public. Après, pour être honnête, l’essentiel, c’est que Paola ait compris et entendu parce que quand on sait qu’on va faire ce genre d’émission, on pèse le pour et le contre. Et en fait, l’avis du public, pour être honnête, je ne sais pas si ça se dit, mais on s’en fiche un peu parce qu’on a envie d’être nous-mêmes et avant tout, se sentir bien dans l’aventure. J’ai été moi-même et je ne regrette rien. D’accord.

Votre secret est « J’ai partagé le bassin avec l’un des plus grands champions olympiques ». C’est-à-dire ?

J’ai fait de la natation pendant une dizaine d’années, de mes 5 ans à mes 13-14 ans. J’ai été vite espoir, j’ai rapidement intégré des groupes élites. J’ai été surclassé. J’étais à l’âge de 11 ans le même groupe que les sports études âgés de 17-18 ans. Il y avait des champions de France, des champions d’Europe, et même une championne olympique junior. J’ai nagé avec eux. J’ai participé à de grandes compétitions interrégionales et j’ai partagé effectivement le bassin avec Léon Marchand. On n’a jamais été coéquipiers, on n’a jamais fait partie de la même équipe, mais on s’est affrontés et on a nagé dans la même ligne d’eau.