Les activités de surveillance du BSEO dans l’est de l’Ontario ont permis de recueillir 86 tiques depuis le début de l’année afin de les analyser en laboratoire.
«Parmi celles-ci, 37 ont obtenu un résultat positif à la bactérie responsable de la maladie de Lyme, quatre à la babésiose et deux à l’anaplasmose. À l’heure actuelle, nous ne disposons pas de statistiques supplémentaires concernant le virus Powassan», indique par écrit le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario.
À ces données de surveillance s’ajoutent les 47 cas confirmés de maladie de Lyme chez des humains, recensés dans la région depuis le début de 2026.
Les autorités de santé publique ont également détecté un groupement de moustiques porteurs du virus du Nil occidental dans la région de Clarence-Rockland, sans qu’aucun cas humain n’ait été signalé jusqu’à présent.

«Un groupement de moustiques porteurs du virus du Nil occidental a été détecté cette année dans la région. Toutefois, aucun groupement positif à l’encéphalite équine de l’Est ni aucun cas humain de l’une ou l’autre de ces maladies n’ont été recensés jusqu’à présent», précise le Bureau de santé de l’Est de l’Ontario.
Les tiques gagnent du terrain
Pour le bureau de santé régional, ces données confirment une tendance observée depuis plusieurs années.
«[…] l’activité des tiques et la détection de maladies transmises par les tiques semblent augmenter au fil du temps, y compris en ce qui concerne la maladie de Lyme.»
— BSEO, par écrit au journal Le Droit.
Dans ce contexte, les autorités sanitaires de l’Est ontarien invitent les résidents à redoubler de vigilance lorsqu’ils pratiquent des activités extérieures.
«Il est recommandé notamment d’utiliser un insectifuge contenant du DEET ou de l’icaridine, de porter des vêtements longs dans les secteurs boisés ou les hautes herbes, puis d’inspecter minutieusement son corps au retour à la maison», peut-on lire dans un communiqué de presse publié par le BSEO.
Les personnes qui présentent une éruption cutanée inhabituelle ou des symptômes s’apparentant à ceux de la grippe dans les jours ou les semaines suivant une piqûre sont invitées à consulter un professionnel de la santé.
«Un traitement précoce de la maladie de Lyme est très efficace», affirme le BSEO.