l’essentiel
Après plus d’un demi-siècle de vie partagée avec son époux Jean-Luc, Jacqueline Lézin laisse le souvenir d’une femme engagée, musicienne accomplie et profondément attachée aux siens.
Comme on pouvait le craindre, la maladie a finalement eu raison de Jacqueline Lézin, qui s’est éteinte jeudi dernier, à l’âge de 67 ans, entourée de l’affection des siens. Une immense peine pour son époux Jean-Luc, ses enfants, ses petits-enfants et tous ceux qui l’ont connue.
Elle laisse le souvenir d’une femme discrète, profondément attachée à la musique et aux siens. Son époux Jean-Luc évoque avec émotion plus d’un demi-siècle de vie commune.
L’école de musique, la partition de sa vie
« Nous nous sommes connus alors qu’elle avait 13 ans et demi, au Conservatoire de Toulouse, où nous suivions des études musicales. Nous nous sommes retrouvés en janvier 1973 dans la même classe de solfège et, depuis ce jour, nous ne nous sommes jamais quittés. Nous nous sommes mariés le 20 juillet 1977. Malgré la maladie déclarée en 2021, Jacqueline voulait absolument vivre jusqu’au 20 juillet 2026 afin que nous puissions célébrer nos 49 ans de mariage. »
Tous deux ont également consacré une grande partie de leur vie à l’école de musique. « J’y étais depuis sa création en 1975 et Jacqueline m’a rejoint en 1981. Nous y avons effectué toute notre carrière avant de partir ensemble à la retraite. Ces dernières années ont été difficiles, mais je tiens à remercier chaleureusement les équipes du centre hospitalier de Moissac qui l’ont accompagnée avec une remarquable humanité. Elle est partie sans souffrance. »
Son ami et complice Sébastien Candelon dresse lui aussi le portrait d’une femme essentielle : « Comme disait Pierre, les grands projets se construisaient toujours à deux. Jean-Luc ne décidait jamais rien sans l’avis de Jacqueline. Elle était discrète, mais savait parfaitement ce qu’elle voulait… ou ne voulait pas. »
Un neveu, ténor reconnu
Native de Toulouse, Jacqueline Lézin était issue d’une famille de musiciens. Son père était pâtissier, sa sœur Martine fut chanteuse lyrique et professeur de chant. Son neveu, Julian Dran, est aujourd’hui un ténor reconnu sur les scènes d’opéra françaises et internationales.
Dotée d’une voix de soprano d’une grande pureté, Jacqueline excellait dans le répertoire liturgique. Avec Sébastien Candelon, elle interpréta de nombreuses œuvres de Beethoven, Schubert ou encore *Dogora* d’Étienne Perruchon lors du 40e anniversaire de la CC2R, en présence du compositeur. Tous deux partageaient également le plaisir de chanter des duos d’opérettes lors des concerts viennois de la Lyre Valencienne, ainsi qu’à plusieurs éditions de Noël en Cirque sous la direction de Jacques Bousquet.
Très affaiblie ces derniers mois, Jacqueline Lézin a affronté la maladie avec un courage exemplaire. Lucide jusqu’au bout, elle a fait face à la maladie avec une grande dignité.
Obsèques lundi
Dans cette douloureuse épreuve, La Dépêche du Midi adresse ses plus sincères condoléances à son époux Jean-Luc, à ses enfants Angélique, Guillaume et Didier, à ses petits-enfants ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et de ses proches.
Les obsèques de Jacqueline Lézin seront célébrées lundi 27 juillet à 15 heures, en l’église Notre-Dame.