« Quand on veut réengager un regardeur face à une image de conflit, il faut amortir cette violence, pour pouvoir ouvrir le champ du dialogue et des opinions extrêmement tranchées et polarisées. » Orianne Ciantar Olive fait partie de ces artistes dont on aime particulièrement écouter le processus artistique. Elle était présente le 10 juillet dernier à Arles, afin de présenter son exposition Les ruines circulaires à la Maison des Peintres.

Après avoir quitté la Syrie en 2011, au début de la guerre, elle s’est installée à Marseille. En 2019, elle entreprend d’y retourner, en longeant l’ancienne voie de chemin de fer Beyrouth-Damas, détruite pendant la guerre civile.

Elle décide de remonter le fil de cet éternel recommencement de la guerre au Liban, jusqu’au mur de séparation de Kfar Kila, qui l’empêchera de franchir la frontière.

Liban devient Nabil

Bercée par ces soleils bleu, rouge et jaune, que dépeint Etlen Adan dans sa trilogie de poèmes Apocalypse arabe datant des années 1970, « le soleil est devenu un repère quotidien », explique-t-elle. Celui-ci devient dans son exposition, de la technique jusqu’à la structure, un opérateur conceptuel.

Au centre de la pièce, le soleil : on y voit, par…