Le constructeur allemand de voitures sportives de luxe Porsche va supprimer 5000 postes supplémentaires d’ici à 2035 dans le cadre d’un vaste programme de réduction de coûts visant à sortir de la crise, a-t-il annoncé lundi.
L’entreprise, dont les bénéfices se sont effondrés en 2025, est la propriété du groupe aux dix marques Volkswagen (VW, Skoda, Audi, Seat, Lamborghini…), qui traverse actuellement ses pires années depuis la période précédant la crise du Covid-19.
Avec les suppressions de postes déjà communiquées en 2025, le groupe prévoit de réduire ses effectifs de 8900 personnes au total.
D’après Porsche, les suppressions annoncées lundi seront effectuées « de manière socialement responsable », « grâce aux départs naturels, aux effets démographiques, à l’extension du programme spécial de retraite partielle et aux accords de départ volontaire ».
Accord avec les syndicats
Les coupes annoncées lundi font partie d’un accord conclu entre le directoire de Porsche et le comité général d’entreprise, en collaboration avec deux syndicats allemands, dont le puissant IG Metall. Celui-ci garantit « l’emploi et la protection » des sites de production de Porsche « jusqu’à la fin de l’année 2035 », c’est-à-dire qu’il « exclut tout licenciement pour motif économique durant cette période ».
Par ailleurs, le constructeur s’est engagé à investir un total de 2,1 milliards d’euros dans deux sites du sud-ouest de l’Allemagne, Zuffenhausen et Weissach. « Cette mesure vise notamment à garantir que les voitures de sport à deux portes continuent à sortir des chaînes de production de Zuffenhausen à long terme », et que « les activités de développement pour toutes les gammes de modèles restent concentrées à Weissach ».
Report des augmentations salariales
« La prolongation de la protection de l’emploi et des sites jusqu’en 2035, ainsi que les investissements, constituent un signal important pour l’ensemble du personnel et pour le Bade-Wurtemberg en tant que pôle industriel », s’est réjouie Tamara Hübner, représentante d’IG Metall Stuttgart.
D’autres mesures ont été annoncées pour réaliser des économies, comme un report d’augmentations salariales jusqu’en 2035 ou le renoncement des cadres supérieurs à des hausses de leur rémunération de base en 2027 et 2028.
ats/vic