Le candidat insoumis à la mairie de Marseille a justifié son acte en expliquant que «c’était pour rire entre collègues» et qu’il circulait sur un «parking privé».

Quelques jours après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo le montrant à l’arrière d’un scooter sans casque, le député des Bouches-du-Rhône et candidat de La France insoumise à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, est revenu sur cette polémique. Il s’est exprimé mercredi à la Media School Marseille, une école privée de journalisme, lors d’un échange avec des étudiants sur le rôle et le comportement des acteurs publics dans le débat local.

Interrogé sur le contexte de la vidéo, le candidat insoumis a reconnu une faute tout en relativisant : «C’est une erreur, mais ça me rappelle ma jeunesse. Moi, honnêtement, j’ai des souvenirs d’une jeunesse où, pour faire dix mètres, on ne mettait pas de casque». Selon lui, il avait parcouru «trois mètres en scooter» pour passer «de l’autre côté du rond-point » et ne portait pas de casque sur un « parking privé», précisant qu’il n’aurait jamais enfreint la loi sur la voie publique. «C’était pour rire entre collègues», a résumé l’élu.


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«Je suis très proche de cette jeunesse»

Sébastien Delogu a également précisé qu’il n’avait «jamais été coursé» par un gendarme, contrairement à l’impression que pourrait donner l’insertion ultérieure d’une vidéo montrant un motard en scooter après celle où il apparaît sans casque, avant d’ajouter sur un ton ironique : «Il y a des photos de tous les politiques sans casque. À part François Hollande, quand il allait voir sa maîtresse, sinon tous les autres ne prenaient pas de casque pour faire un mètre».

La vidéo avait suscité des critiques sur les réseaux sociaux et la part d’internautes dénonçant un comportement inapproprié pour un élu. Le Syndicat des cadres de la Sécurité Intérieure (SCI) a rappelé que «montrer l’exemple, surtout pour les plus jeunes, c’est aussi sauver des vies».

Sébastien Delogu, qui a par ailleurs publié la vidéo ce jeudi sur son compte Instagram, a tenu à rappeler son attachement à la jeunesse des quartiers populaires de Marseille. «Je suis très proche de cette jeunesse, dont beaucoup ont peur», a-t-il lancé à son auditoire, dénonçant la stigmatisation de ces jeunes et insistant : «Je viens de cette jeunesse-là, et c’est vrai, c’était une erreur, mais ça m’a rappelé ma jeunesse».