l’essentiel
L’artiste albigeoise Régine Devarrewaere présente ses œuvres d' »empreintéisme » à l’hôtel Rochegude jusqu’au 9 août. Cette technique unique, utilisant des papiers de soie peints, froissés et assemblés, explore la mémoire et la transformation. Son travail a été reconnu par le certificat de mérite artistique en 2025.
L’artiste albigeoise Régine Devarrewaere n’est pas seulement une peintre, une aquarelliste et une collagiste. Elle est à l’origine d’une forme d’art pictural qu’elle a nommé « empreintéisme ». Ses œuvres, exposées depuis le 24 juillet et jusqu’au 9 août à l’hôtel Rochegude, sont construites à partir de papiers de soie peints à la main, froissés, déchirés puis assemblées en strates.
Régine Devarrewaere explore la matière et conçoit l’empreintéisme comme un langage artistique fondé sur l’empreinte, la mémoire et la transformation. « Mes œuvres évoquent des intérieurs silencieux, des bouquets suspendus, des objets simples, des fragments de vie transfigurés par l’émotion plastique. Nourrie par la nature, la lumière, les matières aériennes et les souvenirs d’enfance, je construis un univers à la fois intime et universel, artisanal et poétique », explique l’artiste.
La native d’Albi résidant à Arthès est devenue artiste professionnelle il y a quatre ans, après avoir exercé différents métiers. En 2025, son travail a été distingué par le Certificat de Mérite Artistique du Luxembourg Art Prize. Son indice de cotation I-CAC – indice de cotation pour artistes peintres professionnels – est actuellement de 0,28.
Lors du vernissage de l’exposition qui a eu lieu en présence de Marie-Pierre Boucabeille, maire-adjointe déléguée à la culture, le poète Christian Tarroux a récité plusieurs de ses écrits qui commentent les tableaux de son épouse Régine Devarrewaere. L’exposition est visible tous les jours de 13 h à 19 h à l’hôtel Rochegude.