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Une nouvelle plaignante, surnommée « Zoé », sort du silence auprès de Mediapart pour dénoncer une agression sexuelle de Patrick Bruel. Les faits se seraient déroulés en 2005 en marge du tournage du film « Ô Jérusalem ». Un nouveau témoignage choc contre le chanteur.

À son tour, elle brise le silence. Une comédienne se faisant appeler Zoé a décidé de livrer sa vérité sur les agissements dont elle accuse Patrick Bruel lors d’un tournage survenu en 2005.

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Un piège dans le couloir de l’hôtel

Tout commence lors d’un dîner avec une partie de l’équipe du film, peut-on lire dans Mediapart. Zoé, alors âgée de 28 ans, échange de manière très sincère avec le chanteur. « Je lui expliquais que je vivais une rupture amoureuse difficile et que j’étais pas bien. Lui m’a parlé de sa femme enceinte et de son premier fils », raconte-t-elle. Elle précise aussitôt : « Ce n’était pas du tout une discussion de drague ».

Pourtant, la situation bascule brusquement au retour à l’hôtel. À l’abri des regards, l’interprète de Qui a le droit l’aurait « poussée contre le petit espace entre les deux ascenseurs » et « embrassée ». Prise au dépourvu, l’actrice se remémore la scène : « J’étais tellement choquée… J’ai été obligée de le pousser pour que ça s’arrête, de le persuader d’arrêter ».

Une insistance déplacée et répétée

L’épisode ne s’arrête pas là. Une fois rentrée dans sa chambre, la jeune femme reçoit trois appels du chanteur lui « demandant de venir ». Elle dénonce un comportement obstiné : « Il était près de 2 heures du matin, il insistait, il ne comprenait pas le ‘non’ ».

Malgré ses efforts pour éviter tout contact ultérieur, Zoé se retrouve à nouveau seule avec l’artiste dans une voiture de retour de tournage. Patrick Bruel lui aurait alors « pris la main » à plusieurs reprises, ignorant une nouvelle fois le refus qu’elle lui opposait.

Vingt ans de silence brisés par le mouvement MeToo

Si elle a mis deux décennies à porter plainte, c’est avant tout par crainte : « Lui était une star, il avait du pouvoir. Moi, j’étais une actrice davantage en bas de l’échelle. Je ne pouvais pas parler ».

Le déclic survient finalement grâce à la vague de libération de la parole des femmes. « J’ai appelé mes avocats, j’ai su que j’allais parler. Je ne savais juste pas comment. Quand j’ai vu l’émission de Mediapart en mai, j’ai entendu des phrases de certaines femmes que j’aurais pu dire moi aussi », explique-t-elle. Son action vient s’ajouter à une procédure où l’artiste est déjà mis en examen dans quatre dossiers et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres.