Réalité Artificielle. C’est le nom, en forme d’oxymore, donné par Thomas Greffeuille, à la série d’images qu’il a créée et exposée dans le cadre de la 18e édition des Nuits Photographiques de Pierrevert (Alpes-de-Haute-Provence) du 23 au 26 juillet 2026. Une série auréolée d’un 2e Prix du Jury lors de la clôture du festival qui sonne comme une consécration pour ce jeune manosquin qui, enfant, a commencé à faire de la photo, et a « grandi avec le Festival des Nuits Photographiques » en imaginant volontiers y exposer un jour à son tour.

« J’ai toujours aimé regarder les gens ! »

« Je trouve que l’environnement, et surtout les gens, sont une source d’observation infinie. Chaque personne est une intrigue. Mais étant plutôt solitaire, perturbé parfois par un mal invisible que certains confondent avec la flemme, je me suis demandé comment faire du portrait sans sortir de chez moi. » En effectuant ses recherches, Thomas Greffeuille découvre le « circuit bending », qu’il traduit par « distorsion de circuit », une technique jusque-là plutôt appliquée « au monde de l’audio, puis à la vidéo. Pour la photo, il n’y avait aucune info : j’y ai vu une énigme à résoudre ».

Comme pour illustrer ses propos, l’…