Simple, gratuite et accessible au plus grand nombre, la marche est l’une des activités physiques les plus recommandées. Pratiquée régulièrement, elle agit sur de nombreux aspects de la santé, du cœur aux muscles, en passant par le sommeil et le moral.
Et si la marche pouvait également avoir un impact sur notre cerveau ? Une nouvelle étude suggère que les personnes âgées de 80 ans et plus qui conservent une démarche particulièrement rapide vieillissent aussi mieux sur le plan cognitif. Les chercheurs les ont baptisées les « super movers », que l’on pourrait traduire par « super marcheurs », car leur vitesse de marche est nettement supérieure à celle des autres personnes de leur âge.
Quelles sont les particularités des « super marcheurs » ?
Une nouvelle étude publiée le 14 juillet 2026 dans la revue Neurology suggère que les personnes âgées de 80 ans et plus qui conservent une démarche particulièrement rapide vieillissent mieux sur le plan cognitif. L’objectif des chercheurs était de comparer leur risque de développer des troubles cognitifs, l’évolution de leurs capacités intellectuelles au fil des années ainsi que certaines caractéristiques de leur cerveau, notamment le volume de l’hippocampe, une région essentielle à la mémoire.
Pour ce faire, les auteurs ont analysé les données de près de 4.000 seniors issus de cinq grandes cohortes internationales, puis les ont complétées par deux autres études portant sur l’imagerie cérébrale et l’analyse de tissus cérébraux. Lees scientifiques ont observé que ces « super marcheurs » présentaient un risque plus faible de développer des troubles cognitifs et un déclin plus lent de la mémoire et des autres fonctions cérébrales, correspondant aux 7 % des participants les plus rapides lors des tests de marche chronométrés.
Marche rapide : un risque de déclin cognitif réduit de moitié
Plus précisément, les résultats montrent que les « super movers » présentaient environ 50 % de risque en moins de développer des troubles cognitifs au cours d’un suivi de 3 à 5 ans. Leur mémoire, leur vitesse de traitement de l’information et leurs autres fonctions cognitives déclinaient également plus lentement. Les examens d’imagerie ont par ailleurs révélé un hippocampe mieux préservé que chez les personnes marchant plus lentement.
En revanche, les analyses des tissus cérébraux n’ont pas mis en évidence de différence concernant les lésions caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs estiment donc que ces personnes ne seraient pas protégées contre les mécanismes biologiques de la maladie, mais qu’elles disposeraient d’une meilleure « réserve cérébrale », leur permettant de mieux résister aux effets du vieillissement.
Les auteurs rappellent que cette étude ne prouve pas que marcher vite protège directement le cerveau. Elle met simplement en évidence une association entre une excellente mobilité et un vieillissement cognitif plus favorable.
Pourquoi il est important de rester actif en vieillissant ?
Le site officiel d’information pour les personnes âgées et les aidants du gouvernement rappelle que l’activité physique régulière contribue à préserver les fonctions cognitives, tout en réduisant le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de chutes et de perte d’autonomie.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux personnes de plus de 65 ans de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, par exemple 30 minutes de marche rapide cinq jours par semaine, en adaptant l’effort à son état de santé et en prenant conseil auprès de son médecin si nécessaire.