Quelques mois après la Pocket 4, DJI ajoute un téléobjectif et une nouvelle génération de capteur à sa caméra stabilisée.
Introduction
Depuis la Pocket 3, DJI a fait de sa gamme de caméras de poche stabilisées (Osmo Pocket)une référence pour le vlogue et les tournages en mobilité. La Pocket 4 sortie en avril 2026 avait consolidé cette position mono-objectif, la Pocket 4P pousse le curseur plus loin en passant à un double module optique et en revoyant en profondeur le capteur principal. Sur le papier, les deux modèles restent proches, DJI évoquant près de 95 % de fonctions communes, mais l’Osmo 4P se démarque bien par sa gestion de l’image.

Deux objectifs, cinq focales
Le principal changement se voit à l’œil nu avec ce second module optique. Le grand-angle principal repose sur un nouveau capteur CMOS de 1 pouce avec une focale équivalent à un 20 mm ouvrant à f/2,0. À ses côtés, un téléobjectif de 60 mm à grande ouverture f/1,8 propsoe la focale reine du portrait. Ce dernier s’appuie sur un capteur plus petit, de 1/1,28 pouce, un compromis assumé pour loger le module dans un boîtier de poche.

Entre les deux, DJI construit une plage focale à plusieurs paliers : 20 mm en natif, 40 mm via un zoom 2x sans perte, 60 mm en optique, puis 120 mm en combinant le téléobjectif et un zoom numérique 2x. La caméra peut ensuite pousser jusqu’à 240 mm en zoom numérique 12x, avec une dégradation progressive de l’image dès qu’on s’éloigne du 3x optique. En mode SuperPhoto, ce zoom numérique est plafonné à 9x. Pour le téléobjectif, DJI annonce une profondeur de champ censée détacher joliment le sujet de l’arrière-plan.
17 stops de plage dynamique grâce au LOFIC
Le vrai saut se joue sur le capteur grand-angle. DJI annonce une plage dynamique de 17 stops, contre 14 sur l’Osmo Pocket 4 standard, un bond obtenu grâce à la technologie LOFIC (Lateral Overflow Integration Capacitor). Le principe consiste à doter chaque photosite d’un « réservoir » : lorsque le photosite arrive à saturation, le trop-plein de photons est stocké dans ce condensateur annexe, puis récupéré au moment du traitement, ce qui préserve les détails dans les hautes lumières.

Ces 17 stops restent une valeur constructeur, annoncée sans détail de méthode et non vérifiée en test indépendant. Le second capteur, celui du téléobjectif, reste quant à lui plafonné à 14 stops, soit le niveau de la Pocket 4 standard sur son objectif unique.
Côté colorimétrie, le profil D-Log 2 en 10 bits fait son apparition, réservé pour l’instant au grand-angle, le téléobjectif se contentant du D-Log habituel. DJI présente ce D-Log 2 comme compatible avec le flux de travail de l’ARRI Alexa 35 (LogC4) et fournit deux LUT dédiées, dlog2_to_rec709.cube et dlog2_to_logc4.cube. Un mode HDR 10 bits complète l’ensemble.
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Vidéo, photo et stabilisation
En vidéo, le module grand-angle grimpe jusqu’en 4K à 240 fps pour le ralenti, tandis que le téléobjectif se limite à de la 4K à 200 fps. Le débit maximal atteint 180 Mbit/s au format MP4 (HEVC). La caméra filme aussi nativement en 3K au format vertical 9:16 (1728 x 3072) jusqu’à 60 fps, de quoi alimenter les réseaux sans recadrage. La stabilisation mécanique 3 axes reste au rendez-vous, épaulée par le suivi ActiveTrack 8.0, désormais disponible sur les deux objectifs.
Côté photo, le mode SuperPhoto exploite jusqu’à 33 Mpx en 16:9 (7680 x 4320 px) et 37,7 Mpx en ratio 1:1 (6144 x 6144 px). Les clichés s’enregistrent en JPEG, DNG (RAW) ou JPEG+DNG. La plage ISO va de 100 à 25 600 ISO sur le grand-angle (jusqu’à 51 200 ISO en basse lumière vidéo), et de 50 à 12 800 ISO sur le téléobjectif (25 600 ISO en basse lumière).
Autonomie, stockage et connectique
La batterie de 1545 mAh est donnée pour 210 minutes d’autonomie, avec une charge rapide de 0 à 80 % en 18 minutes et 100 % en 32 minutes. Le stockage interne de 103 Go peut être étendu par carte microSD jusqu’à 1 To.

La connectique s’appuie sur du Wi-Fi 6 et du Bluetooth 5.4, avec des transferts atteignant 90 Mo/s en sans-fil et jusqu’à 800 Mo/s en filaire via USB-C 3.1. La caméra assure aussi des fonctions webcam/UVC pour de la visio ou le livestream.
L’écran tactile de 2 pouces (environ 5 cm) affiche du 556 x 314 px à 1000 nits. Pour loger ce double module, la Pocket 4P affiche 230 g sur la balance, contre environ 190 g pour la Pocket 4 dotée d’un seul objectif. Un surpoids qui reste contenu, la caméra se glissant encore facilement dans un sac ou une grande poche, même si elle est plus imposante qu’un smartphone seul. Ses dimensions atteignent 159,5 x 63,3 x 33,5 mm, dans un boîtier proposé en noir classique ou blanc perle.
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Face à la Pocket 4 et à l’Insta360 Luna Ultra
Le positionnement de la 4P se comprend surtout en regard de la Pocket 4 standard, lancée à partir de 479 € avec un seul objectif et 14 stops de plage dynamique. La 4P conserve l’essentiel de ses atouts, du stabilisateur aux modes 4K/240p en passant par l’écosystème audio, tout en ajoutant le second module, le capteur 1 pouce à technologie LOFIC et le D-Log 2 amélioré.
En face, l’Insta360 Luna Ultra joue une autre carte avec elle aussi deux objectifs, mais un capteur principal 1 pouce conçu en partenariat avec Leica capable de filmer en 8K, un zoom et un écran OLED détachable, le tout à 729 € en pack Standard. La Pocket 4P se place donc entre sa petite sœur et cette concurrente , en misant sur la polyvalence des focales et la plage dynamique.

Prix et disponibilité
L’Osmo Pocket 4P de DJI est proposée à partir de 599 € en bundle Standard, un bundle Vlog est également disponible au tarif de 689 €.