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«Notre pays d’abord», «Make Germany great again», peut-on lire sur les affiches de campagne ou les casquettes des participants, le ton est donné, en cette fin d’après-midi. C’est dans son fief de Marzahn-Hellersdorf, à l’extrême Est de Berlin, que l’AfD a convié à l’un de ses premiers meetings de campagne. Car le 20 septembre prochain, les Berlinois sont appelés aux urnes pour renouveler leur parlement local. Alors forcément, quelques jours seulement après l’attentat terroriste islamiste qui a fait un mort et une trentaine de blessés lors de la Marche des Fiertés, le parti mise gros. Mais de l’autre côté du cordon de sécurité de la police, des centaines d’antifas sont réunis en nombre pour dire non aux idées «fascistes» de l’AfD. Ils sont d’ailleurs au moins trois fois plus nombreux que les militants d’extrême-droite.

Deux rassemblements dans le calme