Au Tessin, le niveau du lac Majeur baisse dangereusement depuis le début de l’été et s’approche désormais de son niveau historique le plus bas, qui remonte au siècle dernier. Une crise hydrique qui a des conséquences jusqu’en Italie.
Au bord du lac Majeur, à Locarno, les rives se sont élargies et les galets habituellement couverts d’eau chauffent au soleil. En certains endroits, la baignade est compliquée.
Selon le relevé de vendred, le niveau du lac est descendu à 192 mètres et 22 centimètres au-dessus du niveau de la mer. Ce sont seulement 10 petits centimètres de plus que le niveau historique le plus bas, mesuré en 1949 en hiver, saison durant laquelle les plans d’eau sont traditionnellement plus bas.
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Le bassin du Pô asséché
Le déficit hydrique du lac Majeur, lac italo-suisse, pose aussi des problèmes de l’autre côté de la frontière. Dans le bassin du Pô, les cultures maraîchères laissent place à un spectacle désolant.
Face à l’urgence, les autorités de la Région Piémont ont écrit il y a quelques jours au Conseil d’Etat tessinois pour augmenter le débit de ses bassins de rétention, ce qui alimenterait le lac Majeur, et partant, le niveau du Pô et soulagerait l’agriculture.
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Le Tessin a toutefois rejeté cette requête, puisque les bassins hydroélectriques tessinois sont eux-mêmes en dessous de la valeur limite de ces dix dernières années. Réduire encore leur niveau pourrait entraîner des conséquences graves pour l’hiver à venir. Le canton se dit néanmoins prêt à dépanner le Piémont avec de l’eau potable au cas où celle-ci venait aussi à manquer.
Nicole della Pietra/asch avec ats