« Il y a moyen de se faire plaisir, autant avec de l’alcool que sans. » Oswald, le gérant du V and B Tours-nord se tient devant le coin sans alcool du magasin. Derrière lui, une centaine de références de vins, bières ou bases pour cocktail, le tout sans alcool – on parle alors de mocktail. « On développe les références sans alcool depuis deux ou trois ans, poursuit le gérant. Ça fonctionne de mieux en mieux, le catalogue augmente chaque année. » Depuis le début de l’année, les boissons désalcoolisées représentent 2 % des ventes du magasin spécialisé dans la vente de vin et de spiritueux.

Santé publique France fixe les repères de consommation d’alcool à deux verres quotidiens maximum, et pas tous les jours.

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© (Photo Adobe Stock)

« Ce qui marche le mieux chez nous, c’est la Kasteel tropicale à 0,0 % d’alcool, montre Jeanne, caviste et barmaid dans l’enseigne. Avec les bières, on voit des familles qui viennent et qui prennent la même boisson : avec alcool pour les parents, et sans pour les enfants. »

En France, une boisson est considérée comme « sans alcool », quand sa concentration est inférieure à 1,2 % par volume. Certaines brasseries investissent dans des équipements coûteux afin de désalcooliser complètement leur production et atteindre 0,0 % d’alcool malgré le processus de fermentation. Pour Germain Danglade, biérologue installé dans la Vienne, « il y a de plus en plus de demande pour des bières avec un taux d’alcool plus bas, et les brasseries y travaillent beaucoup. Même pour celles qui ne vont pas en dessous du seuil de 1,2 %, on voit de plus en plus de bières légères avec 1,8 % ou 2 %….

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