En Afrique, c’est une maladie qui fait des centaines de milliers de morts chaque année. Une nouvelle étude révèle que le paludisme se déplace sur le continent à cause du réchauffement climatique. Les chercheurs montrent que l’emplacement des foyers de cette maladie transmise par le moustique évolue à mesure que la planète se réchauffe. D’ici 2100, les infections pourraient diminuer en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, mais s’aggraver en Afrique australe, et notamment en Afrique du Sud, pays jusqu’alors relativement épargné.

Publié le : 02/08/2026 – 11:33Modifié le : 02/08/2026 – 11:34

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Avec notre correspondant à Johannesbourg, Valentin Hugues

L’Afrique australe, région historiquement plus fraîche, pourrait à son tour devenir un foyer important de propagation du paludisme, révèle l’étude publiée dans le journal Nature.

La raison est assez simple, la planète se réchauffe et les températures se rapprochent du seuil optimal de transmission du paludisme. Sans oublier l’intensification des catastrophes naturelles, là aussi, liées au réchauffement climatique, avec de violentes inondations qui ont touché la région australe cette année, des inondations qui créent des conditions plus favorables à la reproduction des moustiques.

C’est ainsi qu’au début de l’année 2026, la région du Gauteng – où se trouve Johannesburg, a enregistré deux fois plus de cas que l’année précédente à la même période, avec 11 décès en seulement trois mois.

Alors, dans la presse sud-africaine, le docteur Christopher Trisos, de l’Université du Cap, co-auteur de cette étude, envoie un message clair : si le constat peut paraître inquiétant pour l’Afrique du Sud, cette étude permet surtout une meilleure anticipation des pouvoirs publics sud-africains.

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