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2 août 2026 à 11h38
« C’est si dur de voir les incendies dévorer ma jeunesse. » L’humoriste et chroniqueur Tanguy Pastureau écrit son amour pour Lège-Cap-Ferret, où il passait ses étés d’adolescent et où sont enterrés ses grands-parents, dans le cimetière atteint par les flammes le 23 juillet 2026. Pour rappel, la cité balnéaire du bassin d’Arcachon a été touchée par l’incendie de Saumos qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde.
« Je lis sur les réseaux des messages disant que le Bassin d’Arcachon est un repaire de bourgeois friqués », aborde-t-il, dans un long texte publié sur ses réseaux sociaux, en référence à la polémique selon laquelle les pompiers auraient eu ordre de « délaisser » Le Porge pour se concentrer sur les flammes à Lège-Cap-Ferret. Des Porgeais, qui dénoncent « une lutte des classes », ont même monté un collectif pour porter l’affaire en justice.
« Un endroit où il n’y a pas besoin de luxe »
« Oui, bon, tout au bout, dans certains coins du Cap Ferret, ok [c’est des bourgeois friqués]. Mais sinon, c’est quand même le royaume de la tente Quechua et du mobil-home pour quatre. Surtout à l’époque. Jeune, je n’avais besoin de rien dans le Bassin, pour être heureux. Juste du sable, un maillot de bain, un dériveur de type 420, un fascicule avec les horaires des marées », poursuit Tanguy Pastureau.
Le futur chroniqueur de RTL, anciennement sur France Inter, évoque ses souvenirs pèle-mêle avec la fête de la Gigas en début août, les manèges sous les pins, la cabane à gaufres face au club nautique ou encore une arcade de jeux vidéo où il jouait à Wonder Boy.
« Et vous savez quoi ? C’est resté comme ça, le Bassin, pour moi, écrit-il. Un truc simple, avec du sable, des bateaux, du sel sur la peau. Comme une chanson de Laurent Voulzy. Les villas de luxe, pourquoi pas ? Mais nous parlons d’un endroit où il n’y a pas besoin de luxe. Puisque l’essentiel est dans le lieu même. »
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