Il nous donne rendez-vous dans un club de sport du bois de Boulogne. À quelques centaines de mètres de là, Bernard de La Villardière a souvent trouvé la matière de ses reportages les plus marquants. Mais cet après-midi, le journaliste troque ses pérégrinations du bout de la nuit contre une affaire de famille. Face à Marc, 37 ans, et Rémi, 34 ans, deux de ses quatre enfants, le costume du grand reporter se froisse quelque peu. On découvre un père compétiteur, un grand-père pouponneur, un maniaque revendiqué et, plus surprenant encore, un « gros déconneur ». Bref, un Bernard un peu moins lisse que sa légendaire raie sur le côté. Le tout sans caméra cachée ni musique anxiogène.
LA TRIBUNE DIMANCHE – On ne va pas commencer l’interview sans que vous, Marc et Rémi, balanciez un dossier sur votre père…
Marc Quand je suis arrivé dans la société comme enquêteur, puis cameraman, je savais que je serais attendu au tournant. Si ma place avait été contestée, je ne serais plus là quatorze ans plus tard.
Bernard Ce qu’on me rapportait souvent de Marc, c’est qu’il ne se comportait jamais comme le fils du patron. Et je n’ai jamais entendu dire que mes enfants profitaient de leur nom.
Rémi Moi, je n’ai rien à voir avec le journalisme. Je travaille dans l’e-commerce et notre petit frère Nicolas dans le marketing digital. Je suis l’avant-dernier, et ce n’est jamais simple de trouver sa place dans une fratrie. La mienne, en tout cas n’est pas chez Ligne de Front ! [Rires.]