Une équipe de scientifiques japonais pourrait avoir identifié un mécanisme clé à l’origine de la maladie d’Alzheimer, rapporte Franceinfo . Leur étude, publiée dans la revue Brain Communications le 20 juillet 2026, nourrit l’espoir d’un traitement contre cette affection neurodégénérative avant même l’apparition des premiers symptômes.

Un début de compréhension

Les chercheurs savent déjà que la destruction de connexions entre différentes régions du cerveau causée par la maladie d’Alzheimer est liée notamment à l’accumulation anormale dans le cerveau de la protéine bêta-amyloïde. Or, cette protéine est toxique pour les cellules nerveuses, surtout lorsqu’elle vient s’amasser en plaques. Cette accumulation pourrait débuter jusqu’à 20 ans avant l’apparition de la maladie et de ses premiers symptômes, notamment des troubles du langage.

Cependant, les causes profondes de cette accumulation anormale restaient inconnues. D’autant qu’en parallèle, les souris génétiquement modifiées pour produire plus de protéines toxiques ne développaient pas systématiquement une accumulation de bêta-amyloïde sous forme de plaques, et donc ne tombaient pas toujours malades.

Vers de nouveaux traitements ?

Pour aller plus en profondeur dans les origines de la maladie d’Alzheimer, ces chercheurs japonais du Centre national de neurologie et de psychiatrie ont poursuivi le travail avec les souris. Ils ont finalement pu identifier la présence, chez les spécimens présentant une accumulation anormale de bêta-amyloïde, d’une substance particulière qu’ils ont appelée bêta-amyloïde « Peak 1 ». C’est autour de ce « germe » que les protéines s’accumuleraient en plaques pour causer la maladie.

Cette découverte pourrait mener à l’élaboration d’une nouvelle gamme de médicaments contre Alzheimer, indique  The Japan Times . Les traitements actuels visent en effet à éliminer la bêta-amyloïde du cerveau. En ciblant la « Peak 1 », les nouveaux médicaments pourraient directement empêcher l’accumulation de la protéine et la formation de plaques. Toutefois, un travail doit être accompli au préalable pour développer des méthodes non invasives pour détecter la bêta-amyloïde « Peak 1 » dans le cerveau.