Des scientifiques de l’Université de Bâle ont mis à jour un marqueur sanguin permettant de mieux suivre les personnes atteintes de sclérose en plaques. Le nouveau marqueur est un bon indicateur pour déterminer l’évolution de la maladie entre ses phases de poussées.

Les traitements modernes ont révolutionné la prise en charge des personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP). Pourtant, la maladie continue de progresser chez certains patients, même en l’absence de poussées, souligne le communiqué de l’Université de Bâle, publié mardi.

Chez certains patients, les capacités physiques et cognitives continuent de décliner progressivement, même en l’absence de poussées. Le groupe de recherche fait aujourd’hui état d’un marqueur sanguin qui pourrait permettre de suivre l’évolution de la maladie.

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« Pour nous, une question essentielle était de savoir si la progression graduelle de la maladie laisse une empreinte biologique différente de celle de l’inflammation », explique le professeur du Centre de recherche en neuroimmunologie et en neurosciences de Bâle Jens Kuhle, cité dans le communiqué.

Son équipe a analysé les données cliniques de plus de 2300 personnes atteintes de SEP, en Suisse et aux Etats-Unis. Les scientifiques ont notamment porté leur effort sur la protéine gliale fibrillaire acide (GFAP), libérée par certaines cellules du système nerveux lorsqu’elles sont endommagées.

Un marqueur prédictif

Un lien a pu être établi entre des concentrations élevées de la GFAP et un risque de progression accru de la maladie, indépendante des poussées, à court et à long terme. Les chercheurs ont également constaté que les patients dont les taux de GFAP avaient diminué après le début d’un traitement destiné à ralentir l’évolution de la sclérose en plaques présentaient un risque moindre de progression future du handicap.

« La GFAP semble refléter des processus biologiques qui influencent l’évolution ultérieure de la maladie », note Maximilian Einsiedler, un des auteurs de l’étude.

A l’avenir, relève l’Université de Bâle, ce biomarqueur pourrait contribuer à un meilleur suivi de l’évolution de la maladie. Il pourrait aussi aider à mieux évaluer la pertinence des traitements et à participer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant la forme progressive de la maladie.

L’étude a fait l’objet d’une publication dans la revue spécialisée JAMA Neurology.

edel avec ats