Il s’attendait à tout sauf à ça. Anthony Bitar a frappé un grand coup dans l’émission Qui veut être mon associé ? diffusée jeudi 26 février 2026 sur M6. Tous les investisseurs ont été emballés par son profil et sa start-up Piano Led, novatrice dans l’industrie musicale. Jean Michel Karam, Éric Larchevêque et Jean-Pierre Nadir se sont même battus pour être choisis par le Lillois de 25 ans, qualifié à plusieurs reprises de « génie ».
Plusieurs mois après le tournage, qui s’est déroulé en octobre, Anthony Bitar a « encore du mal à réaliser » ce qu’il s’est passé lors de cette émission spéciale consacrée aux inventeurs. « J’étais extrêmement touché d’entendre tout ça, j’avais la voix tremblotante, nous confie-t-il. Ce sont tout de même des pointures de l’entrepreneuriat. J’étais très heureux et fier car c’est la consécration de cinq ans de travail. »
« J’y suis allé au culot »
À l’issue de son pitch, Kelly Massol, Ariane Daguin, Éric Larchevêque et Jean-Michel Karam ont tous accepté sa proposition : 80 000 € pour 10 % du capital. Jean-Pierre Nadir, lui, a offert 150 000 € mais pour 15 % des parts de la société. « Je n’avais pas du tout imaginé ce scénario. C’était un choix très difficile car ils ont tous eu un discours poignant, et chacun sur un sujet différent. Finalement, j’ai décidé de suivre ce que j’avais en tête depuis le début. »
C’est-à-dire s’associer à Éric Larchevêque, à qui il a tout de même fait une contre-proposition : 100 000 € pour 10 % du capital. « J’y suis allé au culot, rigole l’ingénieur originaire de la Meuse. Jean-Pierre Nadir avait revu la valorisation à la hausse donc je me suis dit que ça pouvait passer. J’ai tenté le tout pour le tout, mais c’était un gros risque car Eric aurait pu se retirer. » Le cofondateur de Ledger a toutefois accepté sans une once d’hésitation.
Apprendre le piano en s’amusant
Depuis le tournage, le courant passe très bien entre les nouveaux associés qui sont régulièrement en contact. « Je suis ravi car il est évidemment très expérimenté. Il va nous faire gagner énormément de temps et nous éviter de faire des erreurs ! Il est aussi très ambitieux et veut que Piano Led devienne un succès mondial. » Cela serait une belle victoire pour Anthony Bitar, qui a commencé à travailler sur ce projet à seulement 20 ans alors qu’il était en école d’ingénieurs.
Passionné de piano, il voulait rendre cet instrument plus intuitif, plus ludique et accessible à tous, débutants comme confirmés. Il a alors imaginé un dispositif lumineux sous forme de bande adhésive qui se fixe sur n’importe quel piano numérique. Relié à une application mobile, ce système permet à tout le monde de jouer du piano facilement et sans solfège. Il suffit de choisir une musique et de suivre les lumières pour jouer les bonnes notes.
Il vise le marché américain
Actuellement, la start-up expédie déjà dans plus de 50 pays. « L’un des gros enjeux de cette année va être de se déployer aux États-Unis, et Éric Larchevêque va beaucoup nous aider sur ce point », indique le jeune homme, qui a participé en janvier 2026 au CES de Las Vegas, le plus célèbre salon de technologie au monde. « Tout le monde a voulu essayer car c’est comme un jeu. Nous avons eu de très bons retours, c’est encourageant. »
Sur le plateau de Qui veut être mon associé ?, Éric Larchevêque a expliqué à Anthony Bitar qu’il fallait agir vite et surtout accélérer la capacité de production de l’entreprise. Car jusque-là, les produits étaient fabriqués par le jeune homme, son père et son frère, qui les assemblaient ensuite dans leur atelier en Lorraine. « Le projet est toujours familial mais on ne peut plus tout internaliser car les volumes ont déjà augmenté. L’assemblage est désormais géré par un opérateur, et l’expédition par une agence. »
« Un morceau facile, on peut l’apprendre en une heure »
Même s’il vise très haut pour Piano Led, Anthony Bitar ne cherche pas à construire une immense équipe. « Nous ne sommes que trois actuellement et deux développeurs vont bientôt nous rejoindre. Mais il n’est pas nécessaire d’être très nombreux. On a montré jusqu’à présent qu’on peut réussir de grandes choses en étant peu », sourit l’entrepreneur, qui espère que son produit sera présent dans des magasins d’électronique grand public cette année.
Actuellement, on peut le trouver sur le site Internet de la start-up et dans quelques magasins spécialisés à Paris, Rouen et Lille. Le dispositif est vendu au prix de 199 € avec 50 morceaux offerts dont La Lettre à Élise, la célèbre mélodie de Beethoven, ainsi que des chansons plus récentes d’Adèle, Ed Sheeran, Lady Gaga… « Un morceau facile, on peut l’apprendre en une heure », assure le Lillois. Un abonnement (9,90 € par mois ou 99 € par an) permet d’accéder à un catalogue premium contenant plus de 500 titres.