Quelle a été votre histoire personnelle avec la chapelle du Saint-Esprit ?

Je suis entrée dans la chapelle du Saint-Esprit d’Auray (Morbihan), il y a dix-huit ans en tant que médiatrice des expositions estivales et cela a changé ma vie ! J’ai signé mon premier contrat dans l’art et la culture en 2008 avec Christian Chamaillard, l’ancien directeur du centre culturel Athéna. J’avais été très intéressée par une intervention de Guylaine Le Meut, médiatrice culturelle, qui présentait son métier dans ma classe d’arts plastiques avec Philippe Harnois, professeur au lycée Franklin.

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Quel a été votre parcours ensuite ?

J’ai eu l’immense chance de grandir dans une famille d’artistes voyageurs qui m’a transmis le goût du beau, de l’équilibre, de l’engagement et de la ténacité… Mon père Martin, alias MC3, basé à Pluvigner (Morbihan), est plasticien, ma mère, Ethel Tromeur, peint et fait de la poésie, Anoé, ma sœur, est graveuse et artiste sonore à Douarnenez (Finistère).

J’ai fait des études d’histoire de l’art contemporain dans les universités de Rennes, de Madrid et de Toulouse et j’ai obtenu un doctorat. J’ai donné des cours de droit culturel, j’ai travaillé au Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) à Paris pour les collections nationales, puis en Ardèche à la Galerie du Théâtre de Privas où je suis toujours assistante de direction. J’ai aussi monté des manifestations culturelles en Espagne et en Bretagne dans le cadre d’associations.

Vous êtes commissaire d’exposition indépendante. Quel est votre rôle ?

Au-delà de l’écriture, il s’agit d’avoir une vision d’ensemble d’un projet pour qu’il soit réalisable, cohérent et lisible. Le commissaire d’exposition met en valeur les artistes, les soutient. Il y a d’abord un travail de recherches en histoire de l’art, du démarchage pour trouver un lieu d’exposition, de la négociation… Et je passe à la fabrication de l’exposition. Je travaille très souvent seule. À Auray, pour Sonorités d’été avec Félix Blume, je suis sur une proposition plus créative où j’ai mis la main à la pâte avec l’artiste pour la première fois. On a monté cette exposition avec un double regard ! Une osmose s’est créée.

Quels sujets aimez-vous aborder ?

Depuis quelques années, j’écris des scénarios d’exposition grand format. J’aime faire des propositions liées à la défense de la nature, à l’ouverture à l’autre, à la lecture sensible de nos existences, à nos combats d’humains… L’idée de fond est de faire de la résistance poétique face aux bouleversements, tout en apportant de la douceur et des clés de compréhension.

Jusqu’au 20 septembre 2026, exposition Sonorités d’été à la chapelle du Saint-Esprit, place du Four Mollet. Du lundi au samedi, de 10 h 30 à 12 h et de 14 à 18 h. Chaque samedi à 11 h, visite commentée (gratuite). Fermé le mardi. Entrée libre.