Depuis quelques années, le moustique tigre, d’abord cantonné dans le sud de la France, s’est implanté durablement dans plus de 70 départements, dont la Vienne. Hugo Peltier, nouvel habitant de Saint-Benoît et père de deux enfants en bas âge, raconte son expérience à France 3 Nouvelle-Aquitaine .
Une gêne quotidienne
« Les enfants ne peuvent pas jouer dehors et moi, je ne peux pas arroser le jardin sans me faire attaquer », a confié Hugo. Il a acheté des moustiquaires et des répulsifs pour plus de 100 €. « Mes enfants se sont fait piquer sur les lobes d’oreille, qui ont doublé de volume », a ajouté le père de famille.
Le moustique tigre ne se déplaçant que dans un rayon de 100 à 150 mètres autour de son lieu de naissance, Hugo sait que le problème est localisé. Pourtant, il n’a pas repéré d’eau stagnante sur sa propriété, hormis une évacuation d’eau qu’il a protégée par une moustiquaire.
Des actions limitées
Hugo souhaiterait que la mairie informe les habitants sur les moyens de limiter la propagation du moustique tigre. La commune assure que deux conseillers municipaux ont été formés comme référents moustiques tigres. Une élue a proposé à des agents municipaux habilités à entrer chez les habitants de se former pour aller à la rencontre des administrés mais personne ne se serait manifesté. Les référents distribuent des prospectus.
Le moustique tigre s’est installé dans certains secteurs de Saint-Benoît en 2023 avant de coloniser toute la ville l’été suivant. En 2025, les habitants du quartier de l’Hermitage avaient lancé une pétition pour réclamer une campagne de démoustication. Mais seule l’Agence régionale de Santé peut l’ordonner en cas de dengue, rappelle la mairie. Aucun cas n’a été détecté à Saint-Benoît.