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La Fristenlösung Initiative ou «solution des délais», légalisant l’avortement au Liechtenstein, poursuit son chemin. Après que le parlement de la principauté a analysé la constitutionnalité du texte, il restait aux initiants à récolter en six semaines 1000 signatures pour que leur projet soit ensuite voté au législatif. C’est désormais chose faite. Et avec de la marge. Le comité a déposé devant la chancellerie, vendredi 31 juillet, 4970 paraphes, l’équivalent d’un électeur sur quatre. Jusqu’ici, seuls trois autres textes en avaient récolté plus de 3000, et un seul davantage que celui de la Fristenlösung Initiative.

Pour Tatjana As’Ad, secrétaire du parti Freie Liste et membre du comité d’initiative, ce résultat est bien la preuve que les Liechtensteinois ne sont pas satisfaits de la situation actuelle. «Les chiffres parlent d’eux-mêmes», avance-t-elle. Le texte se fonde sur ce qui se fait actuellement en Suisse, où l’interruption volontaire de grossesse est légale depuis 2002: un délai de douze semaines après le début de la grossesse, l’autorisation donnée au personnel médical de fournir des informations sur l’IVG et un remboursement de la procédure par l’assurance maladie de base.