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Ce lundi, vingt-cinq Etats américains portaient plainte auprès du tribunal fédéral pour le commerce international (CIT) contre le gouvernement fédéral américain. L’objet de leur courroux: la nouvelle série de droits de douane mis en place par Donald Trump. L’administration américaine, dont les nouvelles surtaxes situées entre 10% et 12,5% sont entrées en vigueur le 24 juillet dernier, justifie ces dernières par l’incapacité supposée de la soixantaine de pays visés (dont la Suisse) à éliminer de leurs chaînes d’approvisionnement les produits issus du travail forcé. Les 25 Etats plaignants n’y croient cependant pas.

Sceptiques, ils estiment qu’il s’agit d’un prétexte pour rétablir les droits de douane annulés par la cour suprême en février. Et fustigent l’absence d’un mécanisme supprimant ces «tariffs» si les pays incriminés démontrent avoir mis un terme aux pratiques dénoncées. Dix-huit mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, deux questions se posent: les Etats-Unis sont-ils vraiment mus par une soudaine détermination humaniste? Et suivent-ils eux-mêmes les préceptes qu’ils réclament aux autres? Interview de Raj Bhala, professeur de droit commercial à l’université du Kansas et auteur de l’ouvrage de référence «La révolution du travail forcé dans le droit commercial international américain».