L’épidémie de Mpox (anciennement variole du singe) connaît une accélération dans la région du Sud, où les autorités sanitaires font face à une hausse rapide des contaminations. Alors que trois cas seulement avaient été confirmés quelques jours plus tôt, leur nombre est passé à 11 en l’espace de deux jours, rapporte le quotidien public Cameroon tribune.

Pour évaluer l’évolution de la situation et renforcer la riposte, le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, s’est rendu le 31 juillet 2026 à Kribi, épicentre de l’épidémie dans la région. C’est dans cette ville, précisément au Centre médical d’arrondissement (CMA) d’Afan Mabé, que le premier cas avait été détecté le 1er juillet 2026, apprend-on.

Selon les dernières données communiquées par le ministère de la Santé publique, la région du Sud enregistrait à cette date 21 cas suspects, 11 cas confirmés et neuf cas actifs, répartis entre Kribi, Niété et Ebolowa. Des cas suspects ont également été signalés dans plusieurs autres localités, notamment Ambam, Lolodorf, Meyomessala et Sangmélima.

Au total, plus de 240 personnes considérées comme des cas suspects sont actuellement placées sous observation dans les différents districts de santé de la région afin de limiter la propagation du virus et d’assurer une prise en charge rapide des personnes éventuellement infectées, d’après le média public. Malgré cette progression de l’épidémie, le ministre Malachie Manaouda se veut rassurant, affirmant qu’aucun décès lié au Mpox n’a été enregistré dans la région du Sud à ce jour.

Niveau élevé de vigilance

Face à cette recrudescence des cas, les autorités sanitaires indiquent avoir renforcé les mesures de riposte. Cent cinquante doses de vaccin ont été acheminées à Kribi, où les premières opérations de vaccination ont déjà débuté. Cette stratégie cible prioritairement les personnes ayant été en contact avec les cas confirmés ainsi que les personnels de santé les plus exposés.

Parallèlement, le ministère intensifie les campagnes de sensibilisation afin de rappeler les gestes barrières destinés à limiter la transmission du virus. Les populations sont invitées à éviter tout contact étroit avec les personnes présentant des symptômes évocateurs de la maladie, à se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon et à consulter rapidement un centre de santé en cas d’apparition de signes suspects.

Cette flambée dans le Sud intervient alors que le Cameroun poursuit sa surveillance du Mpox depuis la détection des premiers cas en novembre 2025. À la date du 2 avril 2026, le pays avait enregistré 207 cas suspects, dont 37 cas confirmés. Les régions les plus touchées étaient alors le Littoral, avec 24 cas actifs, suivi du Sud-Ouest (6 cas), du Centre (4 cas), du Nord-Ouest (2 cas) et de l’Est (1 cas), selon les données officielles. Fin avril, un premier cas confirmé avait également été enregistré dans la région de l’Ouest, marquant l’extension géographique de l’épidémie.

L’apparition d’un nouveau foyer dans le Sud confirme que le virus continue de circuler sur le territoire national, obligeant les autorités sanitaires à maintenir un niveau élevé de vigilance. La détection précoce des cas, le suivi des contacts, la vaccination ciblée et le respect des mesures d’hygiène demeurent les principaux leviers de la stratégie nationale de lutte contre cette maladie virale.

P.N.N

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