Entre les reliefs du village et les horizons maritimes ouverts sur les îles toscanes, Rogliano offre un paysage où chaque lumière raconte une histoire. Une atmosphère que Stéphane Javier a choisi de traduire en peinture, dans une série de toiles installée au premier étage du Palazzu Costa. Réalisé à la demande de la famille Lucchetti, propriétaire du couvent de Rogliano, cet ensemble est présenté au public grâce au mécénat de la société Urbem Elementum, fondée par Tristan Lucchetti.
Entre lumière d’hiver et atmosphères estivales du Cap Corse
À travers plusieurs grands formats réalisés à l’huile sur toile et sur panneau de bois, l’artiste propose une promenade entre patrimoine religieux et paysages. « La pièce maîtresse est la représentation du couvent de Rogliano, réalisée à partir d’un document ancien, explique Stéphane Javier. Autour de cet édifice, j’ai décliné plusieurs vues du territoire : le village, les îles Finocchiarola et leur tour génoise. »
Un autre tableau rend hommage aux anciennes routes maritimes du Cap Corse. « Il y a une toile avec une goélette italienne du XIXᵉ siècle, comme celles qui se croisaient autrefois au large du Cap Corse », indique le peintre installé à Bastia.
Pour lui, le principal défi consistait à proposer un regard plus personnel sur un paysage largement connu. « Le panorama de Rogliano est magnifique, mais il est très difficile à peindre parce que c’est une vue un peu carte postale », confie-t-il. Afin de rompre avec l’image estivale du village baigné de soleil, l’artiste a choisi une atmosphère plus intime : « J’ai imaginé quelque chose d’un peu plus dramatique, avec une lumière d’hiver, pour créer un contraste avec ce décor habituellement très estival. »
Visible jusqu’à la fin de l’année 2027, l’exposition est ouverte au public, chaque matin du lundi au samedi, au sein de la mairie de Rogliano.