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Dimanche 14 juin, 9h30. Dans la cour extérieure du Grand Bazaar, le plus ancien marché de New York, dans l’Upper West Side de Manhattan, des parents finissent d’installer les stands de la Kids Business Fair («Foire des jeunes entrepreneurs»). D’ici à une demi-heure, leurs enfants, âgés de 8 à 16 ans, y vendront leurs créations. Sur des tréteaux et des tables pliantes, les produits sont alignés avec soin, les moyens de paiement bien visibles, comme Venmo et Zelle, deux applications très populaires aux Etats-Unis pour transférer instantanément de l’argent entre particuliers. Les tirelires en forme de cochon ont laissé la place aux QR codes.
C’est aussi l’heure des derniers conseils. Diyana Georgiev, la mère de Zina, 9 ans, et de Nick, 8 ans, leur rappelle de bien regarder les clients dans les yeux. Leur père, Manoel, avec qui elle commercialise du café en ligne, les encourage à aller plus loin: ne pas seulement vendre des bracelets, mais raconter l’histoire du savoir-faire familial qui leur a permis de les fabriquer. A quelques tables de là, Alex, 12 ans, a transformé sa passion pour les échecs en activité lucrative. Sous l’enseigne Chess for Chance, il propose des parties à 5 dollars (4,40 euros). «Un été, il a gagné près de 700 dollars et nous a même payé, avec son propre argent, les billets pour monter à la tour Eiffel, c’était adorable», raconte sa mère, Aliya Haider, avocate.