Dans sa seule activité de réassurance, les revenus attendus ont été ramenés à 38 milliards d’euros, soit 2 milliards de moins qu’anticipé jusqu’ici.
Les tarifs de la réassurance, après plusieurs années de fortes hausses, continuent de reculer sous l’effet d’une concurrence accrue entre les acteurs du secteur.
Face à cette évolution, Munich Re préfère renoncer à certains contrats plutôt que d’accepter des conditions qu’il juge insuffisamment rémunératrices.
« Nous renonçons délibérément aux affaires pour lesquelles nous n’obtenons pas de prix adaptés au risque », a déclaré le président du directoire, Christoph Jurecka, lors d’une conférence téléphonique.
Lors du renouvellement des contrats en juillet, les prix ont reculé de 5,5% en moyenne, à périmètre comparable et après prise en compte de l’inflation et de l’évolution des risques couverts.
Le groupe a en conséquence réduit son volume d’affaires de 9,1%.
Cette baisse des revenus attendus ne remet toutefois pas en cause la rentabilité.
Le directeur financier de Munich Re, Andrew Buchanan, a expliqué que les activités abandonnées concernaient principalement « des contrats à faible marge ».
Malgré cette pression sur les tarifs, Munich Re a dégagé un bénéfice net d’environ 2,2 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit une hausse de plus de 6% sur un an, confirmant des données communiquées dès fin juillet.
Le réassureur a bénéficié d’un niveau particulièrement faible de gros sinistres dans l’assurance dommages ainsi que de bonnes performances de ses investissements en actions.
Grâce à de solides résultats de souscription au premier semestre, le groupe estime par ailleurs rester « en très bonne voie » pour atteindre son objectif de bénéfice annuel de 6,3 milliards d’euros, même avec un chiffre d’affaires inférieur aux prévisions initiales.