21 h 30 : une foule de 1 700 personnes afflue à l’espace Jean-Pierre Pichard. Enfants sur les épaules, personnes âgées en chemise mais aussi de nombreux t-shirts, « Hellfest » inscrit au dos , fleurissent dans le public.

Pour la première fois au Festival Interceltique de Lorient (Morbihan), le chapiteau de la place d’Armes, réservé aux grands noms de la musique, accueille Eluveitie : un groupe de folk metal.

Du Hellfest au FIL

C’est un groupe international. C’est exceptionnel d’avoir un concert comme ça à Lorient. Je les ai vus au Hellfest en 2022, s’exclame Yann, 56 ans. Le groupe suisse, renommé dans la communauté metal, a rassemblé les publics. D’un côté, il y a les adeptes du style musical : Je viens de Rennes uniquement pour Eluveitie et je repars directement après, s’exprime Tom, 28 ans. De l’autre, les adeptes du festival : Ça fait 15 ans que je viens pour le FIL. Je ne suis jamais allée à un concert de metal mais j’ai écouté sur Youtube, et j’avais envie de tenter.

Eluveitie a rassemblé 1 700 personnes à l’espace Jean-Pierre Pichard du Festival Interceltique. | JEAN RÉMOND / OUEST-FRANCE
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Eluveitie a rassemblé 1 700 personnes à l’espace Jean-Pierre Pichard du Festival Interceltique. | JEAN RÉMOND / OUEST-FRANCE

Avec une identité marquée par la mythologie celtique, le choix de programmer ce groupe fait l’unanimité auprès des festivaliers. On vient d’Asturies, pour nous c’est très important de diversifier les styles de musiques présents ici, assure Sarah, chirurgienne. Eventhia, venue avec sa mère, confirme : Ça a tout à fait sa place. Moi j’adore le metal celtique et là on est en Bretagne, c’est bien de mélanger ces deux aspects. Le festival ne s’est pas arrêté à Eluveitie pour mettre le métal à l’honneur : le groupe de death metal, chantant en langue bretonne, Tanork, s’est emparé de la scène en première partie de soirée.

« Il n’y a pas d’âge pour découvrir »

Dans le public, sourire aux lèvres, on apprécie le concert. En devant de scène, les pogos s’enchaînent, tandis que plus au fond, les corps et les têtes se balancent au rythme effréné des riffs de guitare. Alain et Janine, 73 ans et 69 ans, habitués du FIL, ne cessent de danser : Depuis le temps que je rêvais de venir à un concert de metal. Je ne connais rien aux musiques mais j’adore », s’extasie le retraité. Sa femme poursuit : Ça bouge et ça varie beaucoup, mais je ne suis pas sûre de revenir », rit-elle, avant de se reprendre : « Mais il n’y a pas d’âge pour découvrir.