Roman Mityukov aborde en confiance les Européens en grand bassin de Paris (10-16 août), unique grande compétition de son année 2026. Le Genevois visera le podium sur 200m dos, sa distance fétiche.

Fidèle à ses habitudes, Roman Mityukov ne prononce pas le mot « médaille » à l’heure d’évoquer ces joutes continentales. Homme des grands rendez-vous, il reste il est vrai sur un échec aux Mondiaux 2025 à Singapour, où il avait dû se contenter d’une 7e place sur 200m dos.

Le Genevois de 26 ans, qui avait manqué sa finale à Singapour après avoir pourtant battu son record national en demies (1’54 »83), avait vu une belle série prendre fin. Il restait alors sur quatre podiums consécutifs dans des grands championnats sur 200m dos: le bronze (2023) et l’argent (2024) aux Mondiaux, le bronze aux Européens 2024 et, bien sûr, le bronze olympique en 2024.

Roman Mityukov se confie avant les Européens de Paris Roman Mityukov se confie avant les Européens de Paris / Natation / 1 min. / aujourd’hui à 08:02

Avec son coach Clément Bailly, Roman Mityukov a très vite analysé la situation. « J’ai amélioré pas mal de petites choses dans mon quotidien. J’ai fait une bonne saison », marquée par des chronos de 1’55 »36 sur 200m dos (2e temps européen 2026) et de 53 »32 (no 15 en Europe) sur 100m dos. « Je suis en bonne santé. J’ai hâte de voir ce que cela va donner », salive-t-il.

Le Genevois accepte de rentrer dans les détails concernant son « nouveau » quotidien. « Il fallait un peu plus de discipline, en fait. Il fallait faire plus d’exercices de mobilité, plus de stretching. Ou améliorer mon sommeil, dormir un peu plus, améliorer un peu ma nutrition aussi », énumère-t-il. « Il y avait plein de choses à améliorer », constate-t-il.

« Evidemment, à mon niveau, il y a déjà certains domaines où je fais les choses assez bien et où il était plus difficile de m’améliorer, souligne Roman Mityukov, qui a été suivi par un nutritionniste durant toute la saison. Je mangeais déjà très bien, mais on peut toujours faire mieux, par exemple concernant ce qu’on mange avant ou après un entraînement. »

L’accent sur la qualité

« J’ai bien sûr également beaucoup travaillé dans l’eau au fil de la saison, sur de petits aspects techniques comme le départ, la coulée, la vitesse, poursuit le Genevois, qui veut tout faire mieux mais ne peut pas en faire plus. A un moment donné, tu ne peux plus augmenter le nombre d’entraînements et de kilomètres, parce que tu as déjà atteint quelque part une sorte de sommet. »

Physiquement et techniquement, Roman Mityukov a mis l’accent sur la qualité. Son programme d’entraînement varie énormément d’une période à l’autre. « Chaque période est différente par rapport à ce qu’on prépare, dans quelle étape du cycle olympique on se situe, lâche-t-il. En début de saison par exemple, j’ai fait un peu plus de musculation pour prendre de la masse et travailler la vitesse. »

« Quand tu ne peux pas nager plus, il faut chercher les petits centièmes dans tous ces détails et ces aspects techniques, il faut chercher les défauts que je peux avoir à mon âge ou dans ma technique », explique encore celui qui en aura très bientôt terminé avec ses études d’avocat.

ats/bao