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À Muret, le musée Clément Ader plonge les visiteurs dans quatre siècles d’art toulousain. À travers une quarantaine d’œuvres, l’exposition met en lumière la diversité des artistes et la richesse d’un patrimoine encore méconnu.

Le musée Clément Ader et des Grands Hommes offre cet été une plongée exceptionnelle dans l’histoire artistique de Toulouse. Jusqu’au 20 septembre, l’exposition « Quatre siècles d’art toulousain » rassemble une quarantaine d’œuvres à Muret.

Principalement composées de portraits ainsi que de scènes mythologiques, historiques ou religieuses, ces pièces témoignent de la richesse et de la diversité de l’école toulousaine, du milieu du XVIIe siècle à la première partie du XXe siècle.

Dès l’entrée, le parcours présente peintures, dessins et sculptures, révélant la diversité des styles et des époques. Parmi les artistes présentés figurent notamment les peintres Jean-Pierre Rivalz, Édouard Debat-Ponsan et Henri Martin. Les visiteurs peuvent également découvrir les dessins de Raymond Lafage et Jacques Gamelin ainsi que les sculptures d’Alexandre Falguière et d’André Abbal.

Si les techniques et les sensibilités se transforment au fil des siècles, un même fil conducteur demeure : un profond attachement à Toulouse et à son territoire.

L’art toulousain dévoilé

L’exposition ambitionne de sortir de l’ombre des créations rarement accessibles au public. Toutes issues de la collection privée de Déodat Duriez-Costes, elles offrent l’occasion de découvrir un patrimoine artistique peu exposé et de rappeler le rôle essentiel des collectionneurs qui, selon Christophe Marquez, directeur du musée, « enrichissent la connaissance en rassemblant les œuvres ».

Le parcours met également en évidence les liens entre plusieurs générations d’artistes. « Ce qu’on voulait montrer, c’est qu’il y avait une filiation entre ces peintres et que ceux qui sont moins connus puissent être mis en valeur », explique le directeur. Pour lui, ces artistes ne doivent pas être considérés comme secondaires : « Quand on regarde leur biographie, ce ne sont pas des peintres mineurs. Ils sont tous passés par l’Italie pour se perfectionner, car c’était alors un lieu incontournable pour s’inspirer des grandes œuvres d’art. Leurs créations méritent donc d’être connues et étudiées ».

En faisant dialoguer ces différentes trajectoires artistiques, le musée ouvre ainsi la voie à de nouvelles recherches sur un héritage encore à explorer.