Un premier cas de tuberculose a été signalé fin juillet, à Ivry-sur-Seine, au sein de l’école élémentaire et du centre de loisirs Rosalind Franklin.Des premiers dépistages avaient alors été menés auprès des personnes de l’entourage du malade.L’enquête sanitaire a depuis permis d’identifier deux nouveaux cas qui présentent « une tuberculose peu contagieuse », selon la mairie et l’ARS d’Île-de-France.
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Le recensement des « sujets contacts » est en cours. Deux nouveaux cas de tuberculose ont été signalés dans le Val-de-Marne, ont annoncé mardi 11 août les autorités sanitaires et la municipalité. Un premier cas avait été détecté fin juillet au sein de l’école élémentaire et du centre de loisirs Rosalind Franklin, à Ivry-sur-Seine. L’enquête sanitaire menée depuis a permis d’identifier deux autres personnes présentant « une tuberculose peu contagieuse ».
L’alerte avait été donnée dès samedi par la mairie d’Ivry-sur-Seine, qui a annoncé sur ses réseaux sociaux (nouvelle fenêtre) que l’Agence régionale de Santé (ARS) l’avait informée d’une « situation de tuberculose (nouvelle fenêtre) déclarée sur la commune ». Le centre de lutte antituberculeuse du Centre hospitalier intercommunal de Créteil (Clat 94) avait alors pris contact « avec les personnes contact pour l’organisation de dépistages » pour détecter l’éventuelle présence de cette maladie infectieuse.
« Le recensement des sujets contacts » des deux nouveaux cas en cours
De premiers résultats et davantage de détails ont été dévoilés ce mardi. Dans un communiqué commun (nouvelle fenêtre), la municipalité, l’ARS d’Île-de-France, l’hôpital intercommunal et l’académie de Créteil informent que le premier cas a été signalé fin juillet, « chez une personne ayant fréquenté l’école élémentaire et le centre de loisirs Rosalind d’Ivry-sur-Seine pendant sa période de contagiosité ». Sans toutefois préciser s’il s’agit d’un élève ou bien d’un adulte.
Une « enquête d’entourage » a été lancée. « Les personnes à dépister sont contactées par le Clat 94 », ajoute le document, qui précise que celles dont les résultats sont « anormaux » seront recontactées par le Centre hospitalier « pour organiser la prise en charge ». Les premiers dépistages réalisés ont d’ores et déjà permis de repérer deux personnes qui présentaient « une tuberculose peu contagieuse ». « Le recensement des sujets contacts de ces cas est également en cours », poursuivent les autorités sanitaires et locales.
La tuberculose est liée à une bactérie appelée bacille de Koch, et « seules les personnes atteintes de la forme respiratoire de la maladie (nouvelle fenêtre) sont contagieuses », rappelle le communiqué. Elle se transmet par voie aérienne lors d’une discussion ou lorsqu’une personne parle ou éternue. « Généralement, la transmission survient lors d’un contact étroit et prolongé avec une personne contagieuse. Le début de contagiosité est habituellement remonté à trois mois avant le diagnostic », peut-on également lire.
Une maladie traitée « efficacement »
Il faut par ailleurs distinguer deux formes d’infections tuberculeuses : seule la « tuberculose maladie », qui rend le patient malade, le rend potentiellement contagieux. Parmi les symptômes classiques, une toux persistante, de la fièvre, un amaigrissement ou encore une fatigue importante. En revanche, la personne n’est « ni malade, ni contagieuse » dans le cas de l’infection tuberculeuse latente (ITL). La bactérie est alors « présente dans l’organisme à l’état latent ».
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Les personnes les plus à risque de développer la maladie sont les enfants de moins de cinq ans et les personnes immunodéprimées. Si la maladie n’est pas traitée, elle peut s’avérer mortelle, mais elle se soigne aujourd’hui « efficacement ». Le nombre de cas a diminué en Île-de-France ces dernières années, avec « 1.769 cas déclarés en 2023 (nouvelle fenêtre) contre 1.523 cas déclarés en 2024″, d’après le communiqué. À l’échelle du pays, le taux de déclaration montait à 6,5 sur 100.000, faisant de la France un « pays à faible incidence », selon le ministère de la Santé.
Le vaccin BCG, qui n’est plus obligatoire depuis 2007 mais reste recommandé pour les enfants à risque d’être en contact avec des personnes contaminées, protège de la tuberculose maladie, « mais le degré de protection n’est pas de 100% », soulignent également l’ARS d’Île-de-France et la municipalité d’Ivry-sur-Seine.
M.L.
