Au total, l’ensemble des dommages assurés, qui comprend les catastrophes naturelles et les catastrophes techniques, devrait atteindre 48 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année, un chiffre en baisse de 15% par rapport à la moyenne décennale. Quant aux dommages économiques dans leur totalité, ils devraient se monter à 107 milliards (-9%).

Les violents orages sont restés la principale cause des sinistres, avec un montant estimé à 28 milliards de dollars. Les dégâts sont toutefois inférieurs à la moyenne sur le long terme. Cela s’explique par le fait que les régions les plus fortement exposées aux Etats-Unis, telles que le Texas, ont été largement épargnées, bien que l’activité orageuse ait été supérieure à la moyenne.

Dans le même temps, les températures record enregistrées en juin et la sécheresse persistante ont créé des conditions propices aux feux de forêt en Europe et dans d’autres régions du monde.

Jusqu’à présent, les incendies de forêt ne représentent qu’une part relativement faible des dommages assurés en Europe. A l’échelle mondiale, ils comptent toutefois parmi les risques naturels connaissant la croissance la plus rapide. Selon le Swiss Re Institute, les sinistres assurés liés aux feux de forêt en Europe ont augmenté, en termes corrigés de l’inflation, d’environ 8 à 11% par an depuis 1970.

Par ailleurs, la série de séismes survenue au Venezuela a causé des dommages économiques estimés à 20 milliards de dollars. Bien qu’aucune estimation fiable ne soit encore disponible, le faible taux de pénétration de l’assurance dans le pays laisse penser qu’une faible part seulement des sinistres est couverte par l’assurance.

Traditionnellement plus de sinistres au second semestre

« Un premier semestre moins marqué par les sinistres ne signifie pas pour autant une diminution du risque. Un seul ouragan majeur, un tremblement de terre important ou un incendie de forêt de grande ampleur peut rapidement changer la situation », prévient Balz Grollimund, responsable catastrophes et périls chez Swiss Re.

Historiquement, 58% en moyenne des dommages assurés mondiaux liés aux catastrophes naturelles surviennent au second semestre. Les ouragans dans l’Atlantique Nord en constituent le principal facteur.