Teaserbild-Quelle: Fabio Blaser, canton de Berne

La
pression politique exercée sur la transformation de cet ancien fleuron industriel
du Jura bernois a eu raison du calendrier établi pour y accueillir divers
services autrefois basés à Moutier. Affectés par des problèmes de statique,
les travaux vont se poursuivre pendant plus de deux ans.

Tavannes Machines 1

Crédit image: Fabio Blaser, canton de Berne

L’ancienne usine a dominé l’industrie du Jura bernois pendant de longues années.

Le
verdict de la commission de gestion du Grand Conseil bernois est implacable. Le
canton de Berne a voulu aller trop vite dans la réorganisation de l’administration
de sa partie francophone, centrée sur la transformation du bâtiment de Tavannes
Machines, autrefois fleuron industriel de sa région. Les travaux doivent se poursuivre
au moins jusqu’en 2028, alors qu’ils devaient s’achever avant le transfert de
Moutier dans le canton du Jura. Et, qui plus est, le bâtiment est dans un état
statique plus inquiétant que prévu.

Un
avenir à réinventer
La politique, et la question jurassienne en partie, n’ont guère facilité les
choses pour le développement du Jura bernois. Mais, une fois le transfert de Moutier
entérinés dans les urnes, c’est l’avenir de la Berne romande et de ses quelque
50’000 habitants qui a dû se réinventer. La cité prévôtoise abritant en effet
plusieurs bâtiments administratifs majeurs, et il a fallu que les autorités
bernoises se rabattent sur la vallée de Tavannes, pour notamment reloger la
police et divers services administratifs.

Tavannes Machines 2

Crédit image: Fabio Blaser, canton de Berne

Le canton de Berne a déjà pu faire place nette dans les locaux, pour envisager de les transformer en fonction des besoins futurs de son administration.

Désaffecté
depuis de longues années en dépit d’un passé prestigieux, le bâtiment de
Tavannes joue le rôle de pivot dans cette réorganisation. Mais sa statique
déficiente a joué plus d’un mauvais tour aux planificateurs bernois. La
commission de gestion du Grand Conseil se garde bien d’incriminer les tumultes politiques
de ces dernières années pour expliquer totalement les retards dans ce chantier
de transformation. Même si elle indique dans son expertise que le processus se serait
déroulé autrement si le gouvernement bernois avait fait preuve de davantage de
transparence.

La précipitation
engendre les retards
L’expertise de l’état du bâtiment de Tavannes Machines a donc souffert de la
pression politique. Avec pour conséquence d’importants retards de chantier et
la recherche de solutions intermédiaires pour que l’administration de la région
francophone du canton de Berne. Cela débouchera sur une demande de crédit complémentaire
cet automne auprès du Parlement bernois. Pendant ce temps, les différents
services qui ont abandonné Moutier au début de cette année sont relogés
provisoirement sur d’autres sites du Jura bernois.