L’entreprise lyonnaise Kairos discovery met au point une nouvelle thérapie ciblée pour le traitement de certains types de cancers notamment du côlon et du rein. – © Photo fournie par Kairos discovery
Fin juillet, la biotech lyonnaise Kairos discovery a engagé une levée de fonds accessible en ligne via la plateforme européenne d’investissement alternatif Capital cell, spécialisée dans les projets scientifiques et les biotechnologies, pour poursuivre le développement de son premier candidat médicament oral contre certains types de cancers (colorectaux, rénaux et certains cancers de la sphère ORL).
Cette nouvelle recherche de financement ciblant la somme de 850 000 euros à laquelle 80 investisseurs avaient déjà contribué au mardi 11 août 2026, fait appel au grand public (particulier ou entrepreneur individuel) pour un ticket minimum d’entrée établi à 1 000 euros.
Le Lyonnais Kairos discovery lutte contre le cancer à travers une nouvelle thérapie ciblée
L’opération, co-leadée par un fonds d’investissement régional et un family office réputé spécialisé dans les sciences de la vie dont l’identité est préservée, est également soutenue par les partenaires historiques de la biotech dont Jean-Guillaume Lafay. L’ex-PDG de Mablink bioscience, spécialisée dans la lutte contre le cancer, est l’actuel chairman du comité de direction de Kairos discovery.
Cette levée de fonds vise à permettre à la biotech la poursuite du développement de son candidat médicament oral – le KDX-350 – dont les preuves de concept pré-cliniques ont été établies avec l’objectif « d’établir une collaboration dès 2027 » avec un potentiel acteur pharmaceutique pour ensuite se diriger vers une phase clinique en 2028.
Alexandre Arnaud, ingénieur chimiste et co-fondateur de Kairos discovery ; Alexandre Bancet, CEO et co-fondateur ; Léna Marlhoux, doctorante en collaboration avec le Centre de recherche en cancérologie de Lyon ; Juliette Martel, étudiante stagiaire ; Gabriela Makulyte, cheffe de projet biologie ; David Neves, chief technical officer et co-fondateur ; Marie-Lou Gonin-Bossis, étudiante stagiaire ; Jean-Guillaume Lafay, chairman du comité de direction de Kairos discovery et co-fondateur. © Photo fournie par Kairos discovery
Cette thérapie ciblée est présentée comme « plus efficace » et « moins toxique » pour les patients que la chimiothérapie. Le KDX-350 est une « petite molécule chimique » capable d’inhiber, c’est-à-dire d’empêcher la protéine CK2 responsable de certains cancers de se développer.
« Avec ce traitement anti-cancéreux, nous ciblons une anomalie, en l’occurrence la protéine CK2 de la famille des kinases, impliquée dans le développement de nombreux cancers », décrypte le Dr Alexandre Bancet, CEO et cofondateur de Kairos discovery, fondée à Lyon fin 2022 au sein de l’université Claude-Bernard Lyon 1.
Un déménagement en cours au Bioparc de Lyon pour Kairos discovery
Cette découverte scientifique qui pourrait changer la vie des patients dans le futur a été mise à jour au sein du Centre de recherche en cancérologie de Lyon alors que le jeune chercheur en chimie médicinale travaillait à sa thèse sous la direction d’Isabelle Krimm.
Ce tour de table qui devrait être bouclé dans le courant du mois du septembre marque une « nouvelle étape » pour Kairos discovery, incubée à ses débuts par Pulsalys, dont elle est toujours membre. Elle déménage pendant ce mois d’août dans de nouveaux locaux au sein du Bioparc, avenue Rockefeller à Lyon, depuis ses bureaux de l’université Lyon 1 où elle est hébergée depuis plusieurs années afin de regrouper sur un même site ses activités de chimie et de biologie.