À l’occasion des concerts gratuits de la Butte du Fort à Bénodet, proposés par la municipalité et le casino Barrière, c’est le chanteur Bénabar qui, samedi 15 août, à 20 h 30, s’approprie la scène.

Vous sortez votre dernier album « Le soleil des absents ». Quel en est le thème principal ?

Pour tout vous dire, cet album compile nouveautés et des best-of de ma carrière. C’est un album très important à mes yeux. Son nom est un hommage à un très bon ami et complice de scène, Denis, hélas disparu. Il habitait l’Île-Tudy. On s’est demandé ce qu’on allait faire de cette absence très présente. Et on s’est dit qu’on allait faire un album joyeux. Le chagrin, c’est très nombriliste. Beaucoup de chansons en général parlent de soi. Je voulais éviter ça. J’ai écrit les textes et musiques seul sur cet album. Et j’évoque aussi des grands sujets de la vie en les prenant par le petit bout.

Serez-vous accompagné sur scène ?

Bien sûr, je vais faire un show à la Bénabar, du divertissement par le biais artistique ! Il faut avoir le côté orchestre, et je serai donc accompagné sur scène de neuf musiciens et chœurs qui me suivent depuis des décennies. Ça va bouger sur la butte !

On a aussi pu vous admirer il y a quelques années au cinéma. Avez-vous des projets cinématographiques ?

Plus beaucoup et c’est sans regret. Comme j’ai insulté la moitié des acteurs, car je déteste l’esprit « cinéma parisien », ce que j’appelle « le cinéma du 6e », on n’est pas prêt de me voir sur grand écran.

Bénodet, vous connaissez ?

Un peu oui mais j’y suis venu en coup de vent. Je suis allé aussi à Saint-Pabu dans le nord Finistère. Je me serai bien attardé après le concert, mais ce sont les côtés frustrants des tournées, on ne peut rester longtemps… Mais je reviendrai !

Pratique

La première partie, à 20 h 30, sera assurée par l’orchestre Tacinelli avec des variétés françaises et internationales. Restauration et buvette assurées par le FC Odet.