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C’est une piste de travail qui ressemble à un ballon d’essai. En plein été, le gouvernement français esquisse un scénario d’économies qui pourrait être présenté au parlement à la rentrée: s’attaquer aux retraites. Le mécanisme imaginé par le Ministère de l’économie? Ne pas réévaluer l’année prochaine une partie des pensions de retraités qui, habituellement, suivent l’inflation. L’entourage du premier ministre, Sébastien Lecornu, précise bien que ce n’est qu’une «hypothèse de travail» de Bercy, qui sera soumise, comme d’autres pistes, à l’arbitrage du chef du gouvernement.
Même si le gouvernement n’a pas officialisé cette proposition, elle ne sort pas de nulle part. Les retraites représentent une part majeure du budget de la France et apparaissent, donc, comme un secteur stratégique où couper dans les dépenses. Selon le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites, organisme public et indépendant, les dépenses de retraite représentaient 422 milliards d’euros en 2025, soit 24,3% de l’ensemble des dépenses publiques. Une manne qui ne cesse de s’accroître: elle représentait 370 milliards d’euros en 2023. En France, les pensions de base sont régulièrement réévaluées pour tenir compte de la hausse générale des prix.