Ces épargnants ont déposé des sommes allant de quelques centaines à quelques milliers d’euros sur des plateformes de crypto-actifs, attirés par des taux d’intérêt alléchants et l’espoir d’empocher des gains rapides. Mais beaucoup perdent tout, car ils ne peuvent finalement plus retirer leur argent. Ce phénomène prend de l’ampleur depuis plusieurs mois à cause de promoteurs très actifs sur les réseaux sociaux, au point de pousser la Banque centrale à réagir.

Publié le : 13/08/2026 – 04:50

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La Banque centrale rappelle que les monnaies virtuelles ne constituent pas des monnaies légales en Guinée, elle ne les garantit donc pas. Elle invite les usagers à la vigilance et leur recommande de ne pas verser de fonds dans ces plateformes.

Ce sont des citoyens qui ont donné l’alerte les premiers dans des publications sur les réseaux sociaux : attention à ces plateformes qui promettent des gains disproportionnés, il s’agit d’arnaques organisées.

Plus précisément, il s’agit de pyramides de Ponzi, explique la Banque centrale dans un communiqué publié en début de semaine. Dans un tel système, les premiers investisseurs sont rémunérés par les sommes introduites par les nouveaux venus. Tant que de nouveaux investisseurs entrent dans le système et y déposent de l’argent, il fonctionne. Mais lorsque les épargnants perdent confiance et n’y investissent plus, il s’effondre. Alors, tous ceux qui n’ont pas pu retirer leur argent à temps perdent tout.

La justice guinéenne saisie

Une plateforme de ce genre, nommée McGivern, a d’ailleurs fermé lundi 10 août après la publication du communiqué de la Banque centrale. Ses investisseurs ne peuvent donc plus y retirer leur argent, souvent plusieurs centaines ou milliers d’euros.

La Banque centrale a instruit les systèmes numériques de paiement, comme Orange Money, de bloquer et signaler les comptes utilisés dans ces transactions. La justice guinéenne est saisie, elle devra enquêter pour identifier et poursuivre les responsables de ces arnaques. L’objectif est aussi d’aider les victimes à recouvrer au moins une partie de leurs pertes, pour limiter la casse.

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