Le 14 février, le monde entier célèbre les amoureux lors de la Saint-Valentin. Mais qui était réellement ce saint qui a donné son nom à cette journée dédiée à l’amour? RTSreligion s’est penchée sur les origines historiques de l’événement.
Comme pour de nombreux saints de l’Eglise, l’histoire de Saint-Valentin est entourée de mystères. Selon les récits, deux martyrs portant ce nom auraient vécu au IIIᵉ siècle. Le premier, un soldat romain converti au christianisme, aurait cherché à protéger des chrétiens persécutés sous l’Empire romain, ce qui lui aurait coûté la vie en 270. Le second, un évêque de Terni, en Ombrie, aurait également été martyrisé à la même époque.
Une sculpture représentant Saint-Valentin. [Roger-Viollet via AFP]
Cependant, les similitudes entre leurs récits soulèvent des doutes. Tous deux auraient miraculeusement guéri un enfant durant leur captivité, entraînant des conversions au christianisme. Leur exécution aurait eu lieu le même jour de la même année, et ils seraient enterrés le long de la même route. Ces éléments laissent penser qu’il s’agirait en réalité d’un seul et même personnage.
La tradition associe Saint-Valentin à l’amour en raison de son rôle dans l’union de couples romains, parfois contre la volonté des autorités. Il aurait célébré ces mariages pour éviter que les maris ne soient envoyés à la guerre. La veille de son exécution, il aurait aussi écrit une lettre à la fille de son geôlier, signée « Ton Valentin », origine supposée de l’échange de billets doux le 14 février.
Une touche suisse
Ce n’est qu’en 1496 que l’Eglise a proclamé Saint-Valentin comme le saint patron des amoureux. En effet, les premières mentions de la Saint-Valentin en tant que fête de l’amour ne remontent qu’au Moyen Âge, en Grande-Bretagne. Geoffrey Chaucer (1343-1400), un des premiers poètes de la langue anglaise, évoque dans ses écrits des amoureux s’échangeant des messages d’amour en se nommant « Mon Valentin » ou « Ma Valentine ».
Un chevalier vaudois, Othon de Grandson, poète à la Cour d’Angleterre, aurait joué un rôle clé dans la diffusion de cette tradition dans le monde latin au XIVᵉ siècle. Un tiers de son œuvre est consacré à cette coutume, apportant ainsi une petite touche suisse à cette célébration internationale.
Matthias Wirz (RTSreligion)/jfe