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Plusieurs cas ont été signalés cette année en France et en Belgique. Le lundi 11 mai, le streamer Finnyzyy, 21 ans, connu pour traquer les prédateurs sexuels, a piégé en direct sur Twitch et TikTok — suivi par environ 40 000 personnes — Dominique Bouvet, 66 ans, ancien vice-président du comité olympique et sportif de Haute-Saône. L’homme avait déjà été condamné en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour détention et diffusion d’images pédopornographiques, assortis d’une interdiction d’exercer toute activité impliquant un contact avec des mineurs.

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Grâce à une IA modifiant sa voix et son apparence, le streamer se faisait passer pour une adolescente de 14 ans. Durant l’échange, Dominique Bouvet a formulé de nombreuses demandes sexuelles explicites et insistantes.

À la suite de la diffusion devenue virale, l’homme s’est présenté de lui-même, dès le lendemain, au commissariat de Vesoul, où il a été placé en garde à vue. Il a ensuite été mis en examen par un juge d’instruction et placé en détention provisoire, pour trois chefs d’infraction dont des propositions sexuelles à un mineur de quinze ans par un majeur.

Malgré la possession d’images pédopornographiques, il est acquitté

Cette pratique n’est toutefois pas gage de réussite pour autant. Fin février, le tribunal correctionnel de Bruxelles a acquitté un quadragénaire piégé par deux frères russes (19 et 20 ans) qui l’avaient appâté avec un faux profil d’ado de 14 ans sur un chat pour teenagers. L’individu s’était déplacé jusqu’au métro Joséphine-Charlotte, à Woluwe-Saint-Lambert, pour un « rendez-vous ».

Les enquêteurs avaient retrouvé chez lui des milliers d’images pédopornographiques. Il a d’ailleurs été condamné pour ces faits à 30 mois de prison avec sursis probatoire de cinq ans. Mais le tribunal l’a acquitté de la charge de cyberprédation liée au piégeage lui-même. L’entrapment — terme qui désigne une situation où l’on pousse une personne à commettre un crime qu’elle n’avait pas l’intention de commettre au départ — a posé problème juridiquement.

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Ainsi, Child Focus dissuade les « justiciers des réseaux sociaux » de se faire passer pour des mineurs. « L’identification et la recherche d’auteurs sont plutôt un travail pour la police et la justice, et non pour le grand public », conclut la porte-parole.