l’essentiel
Alors qu’elle sillonne la France avec sa dernière création, Liane Foly fait escale dans notre région. À la fois « entertainer » et chanteuse, elle nous dévoile les coulisses de sa trilogie et sa vision d’un métier qu’elle exerce avec une énergie communicative depuis ses débuts dans l’orchestre familial.

Qu’est-ce qui se cache derrière le titre de votre spectacle « La folle repart en thèse » ?

Il s’agit du troisième volet d’une trilogie désirée, me permettant d’exploiter toutes les disciplines que je peux mettre en scène. Ce one-woman-show retrace mon parcours de petite fille en passant par le magasin de mes parents, mais aussi l’orchestre familial ; j’explique comment la voix a pris une place importante dans ma vie en évoquant des femmes inspirantes à travers des chanteuses ou des actrices pour exercer des imitations. Ce spectacle s’adresse à tout public, mon rôle d’artiste étant d’offrir un moment de divertissement pur et résonner bon enfant. Cela fonctionne très bien dans toutes les villes avec des clins d’œil nostalgiques de chansons tubes inscrites dans l’inconscient collectif ou des sketchs et hommages.

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C’est votre troisième one-woman-show. Avez-vous écrit ce spectacle d’une façon différente que les précédents ?

Depuis le départ, je m’étais fixé une trilogie, je ne sais pas vraiment pourquoi. Ses aventures se sont déroulées dans le temps, entrecoupées d’un planning chargé et d’autres projets. Je souhaitais que la dernière partie soit un hommage à mes parents qui m’ont donné le goût du spectacle. C’est un sacré privilège de réaliser ses rêves d’enfance. Alors bien sûr, depuis la création de ce show, il y a toujours des ajustements, car il évolue, et je ne fais que retracer des faits réels qui racontent ma vie.

Vous êtes en tournée avec ce spectacle depuis le printemps 2024 avec de nombreuses dates à venir en 2026 — sans compter vos autres prestations. Comment faites-vous pour tenir un rythme aussi intense ?

Il est nécessaire d’entretenir une forme physique et mentale, surtout en prenant de l’âge, mais j’ai toujours été hyperactive et créative. Donc j’avance, c’est la suite de ma carrière. Grâce au public, j’ai pu continuer et perdurer ; je lui voue toute ma gratitude. Le public est présent et fidèle, il y a même des personnes qui l’ont vu plusieurs fois. La scène est dans mon ADN, c’est à la fois ma passion, mais aussi mon métier.

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Quels souvenirs gardez-vous de votre dernier passage à Castelsarrasin ?

J’aime et je connais très bien votre région pour l’avoir écumée de nombreuses années, et j’ai toujours eu un très bel accueil par chez vous. Chaque soir est une nouvelle page, un nouveau challenge. Le public se cueille, se ressent et puis j’ai l’expérience de la scène depuis si longtemps. La magie du spectacle, c’est justement de s’offrir tous ensemble une petite parenthèse de rêve, de voyage, d’espoir et d’amour. Mon show est totalement interactif, les gens s’amusent, rient beaucoup et chantent. Il est vrai que je suis un peu à part dans le panorama français puisque j’ai fait une grande carrière en tant que chanteuse, mais aujourd’hui le public me connaît bien. Il sait que j’ai d’autres cordes à mon arc, ils l’acceptent sans problème. Quand je refermerai cette trilogie, il sera temps de remonter sur mon cheval de bataille, la chanson. Mais chaque chose en son temps, il faut dire que je suis une adepte de l’instant présent.

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Avez-vous prévu quelque chose de particulier pour cette prestation un soir de Saint-Valentin ?

Je changerai moi-même quelques petits détails de mon show que je peux aménager facilement grâce à l’improvisation qui tient une grande place. Ce spectacle est dense, drôle, mais aussi émouvant. J’ai hâte de vivre cette Saint-Valentin avec mes amoureux nombreux qu’est le public, celui qui a donné un vrai sens à ma vie.

Est-ce que vous allez avoir le temps de visiter le Tarn-et-Garonne après votre prestation ?

Quand on est en tournée, on ne peut malheureusement pas s’attarder à faire du tourisme, même si je le souhaitais, mon emploi du temps ne me le permet pas. Mais je connais très bien votre région et la France en général pour l’avoir traversée de long en large pendant de nombreuses années. Dans l’orchestre de mon père, je chantais une chanson de Nicole Croisille que j’aimais beaucoup : « Comme la Garonne, qui roule et sonne comme un accent, j’ai la passion d’être amoureuse, de tout mon corps, de tout mon sang ». C’est un magnifique clin d’œil à votre région. La preuve, je ne l’ai pas oubliée !