Monsieur Prix dénonce la «shrinkflation» chez Coop et Migros

Moins de produit pour plus cher: la «shrinkflation» s’étend dans les rayons de supermarchés. Monsieur Prix juge la pratique «légale, mais minable».

Sonia Imseng Publié aujourd’hui à 12h23 LinkedIn Lien copié Error occurred Facebook Lien copié Error occurred X Lien copié Error occurred E-mail Lien copié Error occurred Copier le lien Lien copié Error occurred Des clients choisissent des produits laitiers dans les réfrigérateurs du supermarché Coop du centre commercial Seewen Markt, canton de Schwytz.

Parfois, la quantité d’un produit diminue discrètement, accompagné du maintien de son prix ou de son augmentation.

KEYSTONE

Le phénomène de la shrinkflation (ou réduflation), qui consiste à diminuer la quantité d’un produit tout en augmentant ou en maintenant son prix, suscite de l’indignation en Suisse, rapporte «Blick».

Cette pratique s’observe auprès de plusieurs marques et dans diverses enseignes. Chez Coop, le paquet de M&M’s est passé de 150 grammes pour 3 fr. 20 en 2024 à 125 grammes pour 3 fr. 80, ce qui représente une hausse du prix à l’unité de 42,5%. Chez Migros, les mêmes friandises ont vu leur prix augmenter de 19 centimes par tranche de 100 grammes. Ces modifications, souvent discrètes, permettent aux fabricants de réaliser des économies tout en évitant une hausse de prix directe, à laquelle la clientèle est généralement plus sensible.

Réponses de Migros et de Coop

Interrogés par nos confrères, les deux distributeurs se dédouanent en rejetant la responsabilité sur les producteurs. Migros explique que les fabricants adaptent les volumes pour compenser le renchérissement des matières premières, de l’énergie, de la logistique et des emballages. De son côté, Coop assure lutter contre les exigences tarifaires excessives des marques afin de défendre des prix justes.

Bien que légale dès lors que la quantité exacte est mentionnée sur l’emballage, la méthode est vivement critiquée du côté de la Confédération par le chef de la Surveillance des prix, Stefan Meierhans. «C’est légal mais minable!» tranche-t-il auprès de «Blick». Monsieur Prix précise qu’«il ne s’agit pas d’une tromperie au sens juridique du terme, mais d’une pratique qui peut engendrer une perte de confiance tout à fait compréhensible de la part de la clientèle».

Au sujet de la «shrinkflation

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