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Christine a divorcé de son mari en février 2023. À la suite de cette séparation, elle a revendu sa part de la maison à son ex-conjoint et est partie en quête d’un nouveau domicile. « J’ai été locataire d’un appartement situé à côté de Pau durant plusieurs mois, le temps de me retourner. Dès que j’ai été installée, j’ai toutefois commencé les recherches pour acheter seule une nouvelle maison », explique l’enseignante, qui travaille dans une école primaire. Fin 2023, la quadragénaire, mère de deux pré-adolescents, jette son dévolu sur une maison ancienne, située à Montardon, au nord de Pau. Un choix relativement contraint. « Mon budget était assez faible – environ 220 000 euros – car j’avais peu d’économies de côté et j’étais moyennement suivie par ma banque, même si j’étais fonctionnaire », raconte-t-elle. Quoiqu’ancienne, cette maison de 93 m², visitée avec ses deux adolescents, cochait beaucoup de cases : cuisine ouverte sur le salon-séjour, chambres fonctionnelles, proximité avec le bus… « Le seul hic était le nombre de chambres, deux au lieu de trois, mais c’était une concession à faire », explique Christine.

En visitant la cave, dotée de petits soupiraux donnant sur la rue, la quadragénaire voit toutefois une solution temporaire au manque de chambres : faire de la cave une chambre de fortune, uniquement une semaine sur deux, lorsqu’elle accueille ses enfants. « De toute façon, je n’avais pas le budget pour avoir une maison avec trois chambres, donc je devais me montrer créative ! », sourit-elle. À l’époque, Christine exclut d’emblée que ses deux fils partagent la même chambre. « Ils ont trois ans d’écart et des univers assez différents. Je préférais qu’ils aient chacun leur espace, leur intimité… », explique-t-elle. Au moment de l’installation dans la maison, en mars 2024, Christine et ses deux collégiens entreprennent d’aménager cette cave, afin de la rendre plus confortable. « Ça a d’abord été un gros travail de nettoyage. Il y avait énormément de toiles d’araignée, de traces d’humidité… Puis, nous avons entrepris de repeindre les murs en blanc, pour apporter davantage de lumière. Nous avons aussi posé un linoléum sur le sol en terre qu’il y avait initialement. Avec le recul, nous avons passé de bons moments en famille et mes enfants ont appris à faire quelque chose de leurs mains, même si nos travaux étaient vraiment du rafistolage et du cache-misère », raconte-t-elle.

Aujourd’hui, Christine dort encore dans cette cave une semaine sur deux et la moitié des vacances scolaires. « Le reste du temps, lorsque je suis seule chez moi, je dors sur le canapé du salon car ça ne dérange personne que je laisse traîner mes affaires », explique-t-elle. En 2025, la quadragénaire a bien tenté de faire d’importants travaux. « En 2025, un ami entrepreneur m’a fait un devis pour l’isoler et couvrir les murs de plaques de plâtre, pour que ce soit plus propre et plus confortable. Car durant l’hiver, c’est une pièce froide : les radiateurs électriques ne suffisent pas à chauffer toute la pièce et consomment beaucoup d’énergie, ce qui alourdit ma facture. Cependant, même si cet entrepreneur m’a fait un ‘prix d’ami’, je n’avais pas le budget d’environ 9 000 euros, et je ne voulais pas souscrire de crédit à la consommation, donc je ne suis pas allée plus loin », explique-t-elle. Dans une poignée d’années, son fils aîné, qui entrera en seconde en septembre prochain, devrait quitter la maison pour suivre des études. « Je pense que j’en profiterai pour m’installer dans sa chambre, qui sera alors vacante. La cave deviendra une salle de jeux, une salle TV, une chambre d’amis… ou redeviendra une cave ! », conclut-elle.