En visite en Israël, l’émissaire américain Jared Kushner rencontre lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Il souhaite faire avancer la deuxième phase du plan de paix américain dans la bande de Gaza, rejetée par le dirigeant de l’Etat hébreu.
Le Hamas avait donné son accord fin juillet à une feuille de route américaine censée lancer cette deuxième étape prévoyant le désarmement du mouvement islamiste et le retrait israélien du territoire palestinien, où l’armée est déployée sur plus de 60%.
Benjamin Netanyahu a, lui, rejeté officiellement le texte en exigeant un désarmement « véritable » du Hamas.
Le Premier ministre israélien devait aussi s’entretenir avec Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour Gaza au sein du « Conseil de paix », un organe créé par Donald Trump pour mettre en oeuvre le plan de paix.
Des médias israéliens ont indiqué que l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, choisi par Donald Trump pour siéger au ‘Conseil de paix’, devait aussi assister à la réunion.
Des pressions sur Israël demandées
Selon des sources ayant requis l’anonymat, Jared Kushner avait, lors d’une rencontre dimanche en Egypte avec des membres de la direction du Hamas, insisté sur le désarmement du mouvement et appelé à des mesures « vérifiables ».
Jared Kushner a aussi insisté sur l’absence de tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance de Gaza, selon les sources.
Le mouvement a annoncé en juillet dissoudre son administration civile et vouloir transférer ses responsabilités au Comité national pour l’administration de Gaza, un organe créé par le ‘Conseil de paix’, composé de technocrates palestiniens et chargé d’assurer la transition à Gaza.
Un responsable du Hamas a déclaré à l’AFP que le mouvement avait fait savoir à Jared Kushner qu’il souhaitait que des pressions soient exercées sur Benjamin Netanyahu pour qu’il adhère à la deuxième phase du plan.
Un rejet israélien condamné
Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé tout contact avec le Hamas, qu’ils classent parmi les organisations terroristes. Mais afin de mettre fin à ce conflit dévastateur, l’administration Trump s’est montrée plus ouverte à des contacts directs.
Dimanche en Egypte, Jared Kushner avait rencontré également le président Abdel Fattah al-Sissi ainsi que des responsables des pays médiateurs (Egypte, Qatar et Turquie).
Dans un communiqué commun, huit pays musulmans, dont l’Egypte, le Qatar et la Turquie, ont condamné le rejet israélien de la dernière feuille de route, estimant qu’il compromettait « les efforts collectifs visant à parvenir à une paix juste et durable ».
afp/ther