Sur les quatre faces de ce transformateur du parc d’activités de l’Estuaire, à Arzal (Morbihan), les jeunes ont fait naître une fresque aux formes géométriques, vendredi 7 août 2026. Accompagnés pendant deux jours par le graffeur Manu Gagneux, fondateur d’ATGAP (« Always think graffiti and positive »), les sept jeunes l’ont imaginé puis réalisé. Répartis en deux équipes, ils ont travaillé ensemble. On remercie Manu de nous avoir fait découvrir cet art !, soulignent-ils.

On est très fiers de l’œuvre que nous avons réalisée, résument les jeunes artistes. Lilou retient surtout l’apprentissage d’une nouvelle technique : Nous avons appris à manier les bombes et la manière de graffer. Pour Maël, le plus délicat a été de poser le ruban adhésif, car il faut tout bien calculer et être très précis.

« Découvrir une âme d’artiste »

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’une action menée par les services enfance-jeunesse et développement économique de la communauté de communes Arc Sud Bretagne, qui a déjà permis de décorer plusieurs transformateurs sur le territoire. Cette activité est renouvelée chaque année et elle est très demandée, souligne Nadia Christmann, vice-présidente d’Arc Sud Bretagne en charge de l’enfance-jeunesse. C’est aussi une façon pour les jeunes de se découvrir une âme d’artiste et de déclencher des vocations.

Pour Manu Gagneux, l’objectif dépasse la réalisation d’une fresque. Avec le graff, on ne se trompe jamais. Il y a toujours moyen de se rattraper, explique l’artiste, qui voit dans cette pratique un moyen de développer la créativité, l’imaginaire et l’estime de soi. Une œuvre comme celle-ci reste. Dans huit ans, elle sera toujours là.

« Une touche plus colorée » au parc d’activités

Le maire d’Arzal, Samuel Féret, salue également une initiative qui permet aux jeunes de pratiquer les arts graphiques en groupe, tout en apportant une touche plus colorée au parc d’activités de l’Estuaire, labellisé Qualiparc.

La fresque est financée à parts égales par Morbihan Énergies, Enedis et Arc Sud Bretagne. Pour les partenaires, cette réalisation permet aussi aux jeunes de s’approprier davantage le lieu qu’ils ont contribué à transformer. Cela peut empêcher que les transformateurs soient recouverts de graffitis, car il y a ensuite un respect de l’œuvre, observe Nadia Christmann.

Au-delà de l’œuvre inaugurée vendredi, Manu Gagneux aime à penser que cette fresque est aussi une graine semée pour l’avenir. La plus belle réussite, c’est quand les enfants continuent à dessiner ou à graffer après l’atelier.